Publicis Sapient recrute un responsable de practice Tech de Bain
Il était arrivé en 2019 afin de développer la practice Technologie d’entreprise : Stéphane Busse a quitté Bain en août dernier pour rejoindre Publicis Sapient.
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Si les MBB restent des références selon lui, le nouveau managing director constate que « la façon dont on fait de la stratégie évolue très fortement ». D’où l’intérêt d’être davantage « au cœur de la transformation et de travailler la continuité de ce que l’on pose dans une stratégie, puis sa mise en musique, dans une logique de partenariat avec les clients » – là où le conseil en stratégie tel qu’on le pratique généralement se contente « d’intervenir en amont ».
Ce renfort de leadership en Tech Strategy confirme le nouvel élan de la practice chez Publicis Sapient à Paris, comme le confiaient récemment à Consultor son pilote dans l’Hexagone, Xavier Cimino, et la présidente France du cabinet, Lise Malbernard.
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Un “move” vers un cabinet « qui vit la tech depuis longtemps »
Pour Stéphane Busse, qui a débuté sa carrière dans le software engineering – il est licencié en mathématiques et économie (Paris Dauphine, 1991), et docteur en mathématiques (Université Pierre et Marie Curie, 1997) –, il s’agit d’une forme « de retour aux sources ». Cela au moment même « où nous sommes percutés de plein fouet par les architectures agentiques », via un rythme de changement inédit. « Un LLM choisi aujourd’hui sera peut-être déprécié dans 3 mois. »
Pour faire face à ces enjeux, Publicis Sapient Strategy dispose, selon le nouveau MD, « d’une culture très forte, historique, d’engineering. Le cabinet a identifié les changements à venir très tôt, lançant des volets d’investissements significatifs dans la GenAI et ces architectures ».
Autant d’efforts qui se traduiraient aujourd’hui par « un socle commun proposé aux clients, via deux verticales notamment : la transformation marketing, l’une des forces historiques de Publicis, et la modernisation des systèmes d’information, dans l’ADN tech de Sapient ».
Des clients très exigeants sur la capacité à créer de la valeur… mesurable
Si tous les cabinets de conseil en stratégie « mènent un travail de réinvention, l’expérience de la mise en œuvre de solutions, le travail de fond, ainsi que l’analyse continue du marché » constitueraient des atouts clés pour Publicis Sapient. « Nous sommes capables de traduire un positionnement stratégique dans des programmes livrables et actionnables en pensant “produit” dès le premier jour, en mettant en œuvre les bonnes capabilities, la continuité étant apportée par la practice Stratégie », partage Stéphane Busse.
Le champ d’action du nouveau managing director
Stéphane Busse va s’intéresser tout particulièrement à la modernisation des systèmes d’information sur un périmètre international. « Nous souhaitons aider nos clients à définir une posture d’investissement prenant en compte l’adoption des nouvelles technologies – que faire autour de l’IA générative, des plateformes agentiques ? –, mais aussi la gestion de l’obsolescence des systèmes d’information », une problématique qui freinerait encore l’adoption digitale.
Il accompagnera aussi ses clients dans la clarification « de ce qui relève d’actifs spécifiques propres à l’entreprise, versus ce qui peut s’appuyer sur des solutions de marché ».
Son périmètre couvre enfin des sujets « classiques chez Publicis – e-commerce, CRM, stratégies omnicanales – où nous proposons à nos clients de définir la solution et de la mettre en œuvre conjointement ».
IA : d’un effet déceptif à un accélérateur de valeur ?
Selon une enquête récente du Wall Street Journal décryptée par Consultor, certains patrons de grands groupes US font part de leur scepticisme quant à la capacité des cabinets de conseil à leur faire « gagner de l’argent » avec l’intelligence artificielle.
Pour Stéphane Busse, le niveau de préparation des grandes entreprises, « qui n’est pas toujours très élevé », serait un élément d’explication. Beaucoup resteraient « dans une logique de proof of concept, sans se donner les moyens de la mise à l’échelle ». L’enjeu d’accompagnement des clients – pour Publicis Sapient en particulier – serait donc « de les aider à identifier les sujets porteurs de valeur et d’aller jusqu’à leur mise en œuvre, y compris dans la mesure du ROI ».
Il estime par ailleurs que l’introduction de ces technologies crée déjà de la valeur, « parfois insuffisamment mesurée, dans des fonctions support, dans le développement d’applications, et dans l’univers des services. Cela permet d’ores et déjà de gagner du temps, de minimiser les efforts, et de réinvestir ailleurs ». Mais il est indispensable, selon lui, « d’intégrer l’IA dans un dispositif de transformation plus large des pratiques et de la culture d’entreprise » pour qu’elle puisse livrer tout son potentiel « d’accélérateur puissant ».
Dans cette perspective, un acteur de la transformation digitale comme Publicis Sapient aurait « pleinement son rôle à jouer, avec l’appui du groupe ».
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