Rentable et désendetté, Roland Berger veut se (re)faire une place au pinacle
Dans une interview au Handelsblatt début septembre, Stefan Schaible, CEO de Roland Berger, a de nouveau martelé, nouveaux chiffres à l’appui, les grandes ambitions du cabinet de conseil en stratégie pour revenir dans le wagon de tête des cabinets de conseil en stratégie mondiaux.
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Roland Berger, à l’instar du secteur du conseil, connaît un fort niveau d’activité, quasi historique.
Entrée en bourse, ouverture du capital : ses projets étaient connus (relire notre article) mais Stefan Schaible en a remis une couche dans les colonnes du Handelsblatt début septembre – nouvelles informations à l’appui.
Sur la rentabilité d’abord. Le cabinet a ainsi dégagé un ebitda de 117 millions d’euros en 2021, soit 15,7% des 745 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisé cette année-là. Un chiffre nettement supérieur aux 9,7% atteints en 2020 (57 millions d’euros sur 586 millions d’euros de CA), en pleine année covid. Le cabinet serait donc de plus en plus rentable, des fermetures de bureaux ayant été opérées en ce sens. Mais la tendance reste à confirmer sur le moyen et long terme, les chiffres n’étant indiqués que sur deux ans.
Sur le niveau d’activité. En 2022, le cabinet est sur les rails pour dépasser les 850 millions d’euros de chiffre d’affaires, selon Stefan Schaible.
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L’économie se tend et des signes de ralentissement de la croissance apparaissent. Dans le conseil en strat', la croissance reste soutenue et les vannes du recrutement grandes ouvertes. Certains mettent en garde contre un consulting freeze dans les six mois.
Avec l’ambition d’atteindre plus d’un milliard d’euros en 2023 ou les années suivantes si des investissements dans le conseil en IT et dans le développement durable de l’ordre de 400 millions d’euros sont réalisés (relire notre article dans lequel le CEO de Roland Berger Stefan Schaible annonçait déjà ces investissements)
Pour atteindre cette croissance, Roland Berger entend aussi multiplier les acquisitions. Après Polarixpartner, son premier rachat depuis 2019 (voir notre article), le cabinet regarde à présent « quatre candidats dans le détail ».
Dernière nouvelle information dans cette interview : la dette ancienne du cabinet est à présent apurée. Elle était ancienne, importante et avait grevé son développement.
Elle avait été constituée en deux fois. D’abord à l’occasion de deux MBO successifs en 1996 et 2000 : ils permirent à l’époque au management du cabinet de racheter les parts de la Deutsch Bank (qui possédait une partie du capital de l’entreprise).
Puis, plus tard, la dette avait été alourdie de prêts du fondateur, Monsieur Roland Berger, pour financer sa croissance internationale (relire notre article)
Cette dette qui était encore de 52 millions d’euros en 2020 aurait été complètement apurée, a indiqué Stefan Schaible au Handelsblatt.
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