Kéa finalise la première phase de son plan de croissance en se rapprochant de Learn Assembly
Le nouvel entrant au sein du groupe Kéa est un cabinet spécialiste des stratégies de développement des compétences; qui accompagne tant les acteurs institutionnels de l'emploi et de la formation que les grands groupes privés.
- « Notre objectif est d’être un acteur strat-ops incontournable en Europe » – Flavien Lamarque, président de Mews Partners
- Le plan d'Arnaud Gangloff pour accélérer la croissance de Kéa
- Kéa mise sur l’IA et la data avec sa 10e opération de croissance en 3 ans
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Kéa réalise ainsi sa 11e opération du même type en 3 ans, bouclant la boucle de DareWin1, le surnom donné en interne à la 1re phase de son plan de croissance lancé en 2019.
À date, le cabinet réalise un chiffre d’affaires d’un peu plus de 70 millions d’euros – 100 millions en prévisionnel 2026 selon le plan DareWin – et réunit 320 collaborateurs avec les 20 de Learn Assembly (400 anticipés in fine).
Pourquoi Learn Assembly ?
Selon le PDG et senior partner de Kéa, Arnaud Gangloff, « le capital humain et la compétence sont des enjeux stratégiques majeurs pour les directions générales en raison des ruptures technologiques à l’œuvre, des questions d’impact qui touchent à la nature même des activités en entreprise, de la démographie des actifs et de leur engagement au travail ».
Grâce à Learn Assembly - qui réunit des profils pédago et tech, marketing et conseil en stratégie -, Kéa va compléter ses possibilités d’accompagnement des entreprises, notamment dans les possibilités d’utilisation de l’IA générative – « en surmontant les blocages induits par le manque de compétences et d’acculturation des équipes sur ces sujets ».
En rejoignant le groupe Kéa, Learn Assembly – dont le chiffre d’affaires avoisine les 2 millions d’euros – ne perd ni son identité ni son autonomie opérationnelle. Pour Antoine Amiel, son fondateur, qui devient senior partner du groupe Kéa et reste pilote de Learn Assembly by Kéa, « la rencontre tient beaucoup dans le fait que le groupe soit un collectif, un collège de pairs qui respecte les expertises et savoir-faire ».
Un sujet à dimension économique et sociétale
Fondé en 2013, Learn Assembly accompagne les directions générales, directions de la transformation et DRH de grands groupes « ayant des sujets massifs de bascule de leurs compétences » – par exemple Axa, LVMH, Orange, Sopra Steria… Le cabinet intervient aussi auprès des acteurs institutionnels de l’emploi et de la formation, tels que France Travail, l’APEC, des Opco (opérateurs de compétences sectoriels) et les conseils régionaux ou encore auprès des grandes écoles (ESSEC, Sciences Po).
Parmi les projets récents du cabinet, son fondateur mentionne la réorganisation de directions de la formation, des programmes massifs de montée en compétence sur le digital et l’IA générative, ou des missions de modélisation des besoins en emploi et formation à destination d’une filière, par exemple. « Learn Assembly construit actuellement la gouvernance et le modèle opérationnel d’un acteur majeur de l’emploi et de la formation en France en lien avec des organismes comme France Travail, l’APEC, Cap Emploi, l’Agefiph et les missions locales », confie Antoine Amiel.
Le développement des compétences, un enjeu de souveraineté ?
Pour Arnaud Gangloff, c’en est un, majeur et relativement négligé. « Quand on apprend qu’Amazon – 22 000 collaborateurs en France – ambitionne de former 600 000 personnes à l’IA et à la data sur notre territoire, le sujet apparaît comme critique. Qu’un acteur qui dispose de nombreuses qualités, mais dont le modèle de responsabilité n’est pas nécessairement celui auquel on aspire s’engage sur ce terrain, cela questionne les entreprises françaises, me semble-t-il. »
Sachant que la France dépense « 1,5 % de son PIB dans la formation des demandeurs d’emploi et des salariés », indique Antoine Amiel. Un secteur en pleine mutation « avec la régulation qui a été opérée depuis une dizaine d’années, permettant de limiter certains abus, des innovations technologiques qui ont renouvelé l’expérience apprenant et une meilleure évaluation de l’impact des formations, dans des contextes budgétaires contraints ».
Pour l’un comme l’autre, la formation fait figure « d’outil de rayonnement d’une politique économique ». Un « soft power » dans lequel Kéa compte donc jouer un rôle, alors qu’il va entamer la 2e phase de son plan DareWin. « Nous sommes à l’écoute du marché, avec la volonté de nous renforcer sur certains secteurs à l’international. »
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