Un partner français part diriger le nouveau bureau québécois de Bain
Matthieu Vigneron, Partner français de Bain depuis 20 ans, a été choisi pour assumer les fonctions de Leader du bureau ouvert à l’automne 2025 par le cabinet à Montréal, Québec.
- Un ancien d’Oliver Wyman pour diriger Manpower France
- De L.E.K. à Canal+ France : un ancien consultant prend la tête du pôle Documentaires
- De Bain à Mondial Relay en passant par Amazon : un sans-faute logistique
- McKinsey France : un DG senior venu d’ailleurs pour écrire un nouveau chapitre
- Bain descend à la mine pour venir en aide à Rio Tinto au Canada
- Oliver Wyman : le nouveau senior advisor telco médias a dirigé Accor et TF1
- Après vingt ans de maison, Bain perd un associé Services financiers
- McKinsey : départ d’un partner spécialiste de l’assurance
Le cabinet Bain & Company structure sa présence au Canada en créant un bureau à Montréal, capitale économique et plus grande ville du Québec. Jusqu’à présent, Bain n’était présent qu’à Toronto. La nouvelle antenne devrait ouvrir ses portes en octobre. C’est un Français, Matthieu Vigneron, qui en prend la direction. Il animera, dans un premier temps, une équipe de 30 consultants francophones. Cette ouverture ne relève pas du hasard selon lui : « c’est un marché dont nous étions proches, recrutant beaucoup sur place et servant de nombreux projets au Québec. L’ouverture d’un bureau s’est imposée comme une nécessité et une évidence. » Bain compte au total 250 collaborateurs au Canada.
Diplômé d’HEC en 2005, Matthieu Vigneron a effectué toute sa carrière chez Bain. Devenu Partner en 2018, il a effectué en 20 ans de carrière, selon le site du cabinet, « plus de 150 projets sur un large éventail de sujets, notamment la stratégie et les fusions-acquisitions, l'organisation et la transformation du potentiel. » Il est spécialisé plus particulièrement dans les domaines du conseil aux investisseurs, des télécoms, des technologies et de l’aérospatial. Consultor a eu l’occasion de l’interviewer en 2018, au moment de son accès au rang d’associé, sur ce que signifiait pour lui le franchissement de cette étape professionnelle majeure.
à lire aussi
Série « nouvelle vie d’associés » 4/6. L’accès au rang d’associé fait vibrer ce secteur. C’est la consécration derrière laquelle courent ceux qui survivent à des parcours longs, résistent à la charge de travail, acceptent de renoncer à leur vie privée…
Alors comment y sont-elles et sont-ils arrivé(e)s et comment se sentent-ils (elles) quand ils (elles) touchent au but et sont élu(e)s ? Leur vie professionnelle est-elle chamboulée du tout au tout ? Quelle sera la prochaine étape ? Nous avons posé toutes ces questions à plusieurs associé(e)s parisien(ne)s récemment élu(e)s dont nous publions les portraits dans le cadre d’une série.
Un profil « tech » et francophone, donc : deux qualités qui ont dû peser dans la balance dans la décision de nommer Matthieu Vigneron à la tête du bureau de Montréal. Présent depuis plus de 30 ans au Canada, Bain a déjà de nombreux clients au Québec – avec notamment la success story du groupe de services financiers Desjardin, dont le cabinet a accompagné la guérison et la croissance à partir de la fin des années 2010. Pour Jed Fallis, managing partner de Bain Canada, interrogé par le Globe And Mail, le service aux clients québécois pourra se faire « beaucoup, beaucoup plus efficacement si nous disposons d’une équipe francophone » présente sur place.
Les clients, quant à eux, sont de plus en plus confrontés à des enjeux liés aux technologies et à l’IA, qui devraient « bouleverser la dynamique de la compétition dans de nombreuses industries ». Pour y répondre, l’implantation à Montréal devrait permettre à Bain de puiser plus facilement dans le vivier de compétences de cette ville universitaire. « Bain recrute depuis longtemps dans les universités réputées du Québec, et nous sommes heureux de renforcer et d’élargir ces efforts », précise le communiqué du cabinet annonçant l’ouverture du bureau québécois. Le profil tech et stratégie de Matthieu Vigneron paraît bien adapté au défi.
Notons que les deux leaders mondiaux du conseil en stratégie, McKinsey et BCG, possèdent déjà un bureau à Montréal. D’autres cabinets ont également déjà franchi le pas : c’est le cas d’Oliver Wyman, Roland Berger, EY-Parthenon, Strategy&, ou encore Cylad et PMP Strategy.
Un tuyau intéressant à partager ?
Vous avez une information dont le monde devrait entendre parler ? Une rumeur de fusion en cours ? Nous voulons savoir !
commentaire (0)
Soyez le premier à réagir à cette information
Monde
08/01/26Le prochain Forum économique mondial aura lieu du 19 au 23 janvier, et McKinsey serait prêt à débourser jusqu’à un million de dollars pour sponsoriser la « Maison des États-Unis », lieu de soutien informel de la délégation américaine.
31/12/25À l’heure où les revenus publicitaires générés par les plateformes de contenu gratuit explosent, le cabinet de conseil s’offre les services d’une spécialiste des partenariats stratégiques entre marques et créateurs indépendants.
26/12/25Le Fonds d’investissement pour la reconstruction États-Unis–Ukraine confie à Alvarez & Marsal un rôle clé dans l’évaluation des projets financés.
17/12/25Alors que le cabinet a ouvert les célébrations de ses 100 ans à Chicago avec Oprah Winfrey en invitée surprise, McKinsey prépare en coulisses une réduction d’environ 10 % de ses fonctions support.
16/12/25Le président du mouvement des Engagés, Yvan Verougstraete, a entamé des discussions pour constituer une coalition gouvernementale à Bruxelles-Capitale, privée d’exécutif depuis 18 mois.
10/12/25Alors que l’Arabie saoudite densifie à grande vitesse son paysage culturel, la présence massive de cabinets de conseil occidentaux fait grincer des dents.
01/12/25Le cabinet vient de supprimer 200 postes dans ses équipes tech, et d’autres pourraient suivre. Motif avancé : « Les opportunités offertes par l’IA ».
21/11/25Dans la même promotion, un autre Français, Benjamin Tubiana, accède également au rang d'associé – à New York.
21/11/25Après avoir suspendu un partenariat historique avec le BCG en juillet dernier, Save the Children International a décidé de reprendre sa collaboration. Sa CEO se dit « convaincue » par les mesures prises par le cabinet.