L’ONG Save The Children convaincue par les mesures prises par le BCG
Après avoir suspendu un partenariat historique avec le BCG en juillet dernier, Save the Children International a décidé de reprendre sa collaboration. Sa CEO se dit « convaincue » par les mesures prises par le cabinet.
Save the Children avait été la première grande ONG à suspendre un partenariat de 20 ans avec le cabinet de conseil américain.
Une suspension inédite face à un scandale humanitaire
En cause : la révélation du rôle joué par certains partners et consultants du BCG dans la structuration de la Gaza Humanitarian Foundation (GHF), soutenue par les États-Unis et Israël. Un dispositif largement condamné par les acteurs humanitaires.
Une participation jugée « dénuée d’humanité » par la CEO de Save The Children Inger Ashing, qui posait « de graves questions éthiques ».
Une contre-enquête et des sanctions internes au sein du BCG
Face à la crise, le cabinet déclenche des mesures d’urgence : licenciement de deux partners, audits internes et revue complète de ses procédures de gestion du risque. Une enquête externe, dont les conclusions restent confidentielles, met au jour des manquements individuels facilités par des « exceptions injustifiées » dans les processus de supervision.
La direction mondiale annonce bientôt une refonte de sa gouvernance du risque. Amyn Merchant, un « historique » du cabinet, devient Chief Risk Officer, avec comme mission de restaurer la cohérence et la rigueur des pratiques internes.
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Le BCG a également nommé un nouveau Chief Risk Officer, après la controverse provoquée par la participation de l’une de ses équipes à la mise en place de la Gaza Humanitarian Foundation (GHF).
Le mail d’Inger Ashing pour expliquer sa décision
Dans ce message du 13 novembre consulté par l’agence de presse spécialisée The New Humanitarian, la CEO de l’ONG estime que les nouvelles mesures engagées par le BCG témoignent d’une « responsabilité démontrée », alors que le cabinet a introduit des formations spécifiques et un système de supervision dédié aux projets humanitaires.
La CEO évoque aussi la publication d’une « charte humanitaire » définissant les conditions de collaboration du cabinet avec des ONG : nature des missions, critères d’éligibilité des organisations partenaires, préparation des consultants. Save the Children assure d’ailleurs avoir été consultée dans le cadre de l’élaboration de ce document.
Inger Ashing rappelle par ailleurs que « de solides partenariats privés sont vitaux » pour l’ONG. Le BCG devrait désormais aider Save The Children à mobiliser l’IA générative dans « ses programmes humanitaires et de développement ».
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