Un Français nouveau partner du bureau londonien d’Oliver Wyman
Il ne sera pas dépaysé puisqu’il évoluait déjà à Londres, au sein d’EY-Parthenon : Thibault Lebreton a rejoint l’équipe Private Capital d’Oliver Wyman début mai.
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Comme il l’a confié à Consultor, le Français, qui n’a jamais été basé dans l’Hexagone jusqu’à présent, voulait « faire du conseil en stratégie en sortie d’école ». Diplômé de l’emlyon business school en 2013, il choisit de prendre la direction de Londres pour se lancer.
Depuis la capitale britannique, chez Oliver Wyman désormais, Thibault Lebreton va s’attacher, « avec les autres partners au niveau européen », à répondre aux besoins des clients du cabinet. « Oliver Wyman souhaite vivement continuer à développer ses activités en private equity sur la partie software et tech services. » Thibault Lebreton est « l’un des partners » qui arrive sur le sujet, mais pas le seul. L’activité d’Oliver Wyman n’étant pas organisée par pays, cette dynamique concerne plusieurs bureaux du cabinet, en Europe et également aux États-Unis.
Un type d’organisation que Thibault Lebreton considère comme un avantage « pour conseiller les clients du PE intéressés par des entreprises software qui, naturellement, opèrent sur des bases internationales ».
Retour sur le parcours « conseil en PE/tech » du nouveau partner
Comme l’explique Thibault Lebreton, il a choisi le conseil en stratégie en début de carrière en raison « de l’aspect exigeant du métier, de la possibilité qu’il offre de découvrir de multiples business models, et de l’ouverture d’esprit requise pour progresser ».
Ses premières années dans le secteur, à partir de 2014 au sein de la boutique AMR International – spécialisée dans la tech, l’information B2B, les médias et événements, rachetée en 2022 par le cabinet américain Stax –, l’ont enthousiasmé, notamment « le fait de devoir travailler en équipe, en étant soudés et concentrés sur les objectifs ». Il en retient également la chance « d’avoir pu prendre des responsabilités rapidement ».
Très vite aussi, Thibault Lebreton a comme clients des fonds d’investissement. Il apprécie « les missions courtes, de 3 à 6 semaines pour les due diligences », ce qui permet de travailler sur « une douzaine de projets et de problématiques différentes » chaque année.
Deux ans plus tard, le consultant français rejoint une structure de conseil élargie, à savoir EY-Parthenon. « Dans une boutique, on est très exposé à ce que font un nombre limité de partners et managers. » Pour explorer davantage de secteurs et de business models, il opte donc pour EY-Parthenon. « C’était au moment de l'intégration dans EY, avec deux équipes de 35 personnes environ qui se rejoignaient à Londres. Une boutique à l’intérieur d’un géant. »
Thibault Lebreton y trouve un mix de culture entrepreneuriale et « de pur conseil en stratégie, avec beaucoup de private equity », ainsi qu’une taille permettant d’accéder à de très nombreux sujets. Il y reste durant plus de 8 ans, évoluant de grade en grade jusqu’à celui de « director » (= principal). Travaillant d’abord indifféremment dans les TMT, il se concentre au fur et à mesure sur la tech – software et tech services.
Depuis 5 ans, « 95 % de son activité » relève du conseil aux clients Private Equity et corporate, « principalement sur des opportunités M&A ».
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