Chez McKinsey, l’IA s’invite aux entretiens de recrutement
McKinsey expérimente un nouveau dispositif de recrutement pour mesurer la capacité des candidats à travailler avec l’IA et, plus encore, à la piloter.
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Travailler sur une étude de cas avec l’aide d’un chatbot n’est plus interdit ! Le cabinet teste en effet un nouveau format d’évaluation où les candidats doivent utiliser Lilli, son assistant maison d’intelligence artificielle.
Lilli, nouvel acteur du recrutement
Selon le Financial Times, le cabinet a lancé un pilote auprès de jeunes diplômés, intégrant Lilli dans l’un de ses entretiens de recrutement. Les candidats sont invités à s’appuyer sur l’outil pour analyser un cas, structurer leur réflexion et affiner leurs recommandations. Ce que McKinsey cherche à observer, c’est la façon dont les postulants dialoguent avec Lilli : qualité des prompts, esprit critique face aux résultats proposés, capacité à enrichir, corriger et contextualiser les réponses en fonction des besoins clients.
Autrement dit, l’exercice vise à tester un nouveau savoir-faire : la capacité à travailler avec une IA. Curiosité et discernement deviennent des critères clés.
Du « McKinsey ton of voice » à un outil d’évaluation des compétences
Lilli n’est pas un outil anodin dans l’écosystème McKinsey. Déployé en interne à grande échelle, l’assistant est déjà utilisé pour de nombreux cas d’usage allant de l’analyse de documents à la génération de supports. Parmi les applications citées ces derniers mois, figure notamment le « McKinsey tone of voice » : un usage destiné à harmoniser le style, la structuration et la rédaction des présentations produites au sein du cabinet.
En intégrant aujourd’hui Lilli dans ses processus de recrutement, McKinsey ne mobilise plus l’IA comme un simple outil de productivité, mais comme un révélateur de compétences. Elle sert à identifier les profils capables de combiner intelligence humaine et intelligence artificielle – et d’exploiter cette dernière sans s’y soumettre.
Selon des proches du dossier, le cabinet prévoirait d’étendre ce dispositif à l’ensemble de ses recrutements juniors dans les prochains mois. L’exercice ne serait pas éliminatoire, mais constituerait un élément parmi d’autres dans l’évaluation globale.
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