Les leçons du ministre des Finances hollandais, un ancien partner de McKinsey, ne passent pas
Des pays européens au sud trop dispendieux alors qu'une politique plus prudente de gestion de leurs finances publiques leur aurait permis de mieux absorber la crise sanitaire actuelle : c'est en substance, la (délicate) leçon de bonne gouvernance que le ministre des Finances hollandais – qui a pour particularité d'avoir passé une longue partie de sa carrière chez McKinsey and Company – a jugé utile d'adresser à ses confrères européens lors d'une réunion par visioconférence, allant même jusqu'à suggérer l'ouverture d'une enquête sur le sujet.
Une prise de position, rapportée par plusieurs médias, qui lui a valu des critiques sévères de plusieurs responsables, aux prises avec la recherche de solutions communes en faveur de la relance de l'économie du vieux continent, durement touchée par la crise du coronavirus.
Wopke Hoekstra, le ministre néerlandais des Finances hollandais depuis le 26 octobre 2017, a étudié le droit à Leiden aux Pays-Bas, ainsi que la politique internationale à Rome. Après avoir collaboré deux ans avec Shell, il obtient le MBA de l'Insead à Fontainebleau.
C'est à la sortie du MBA qu'il entre chez McKinsey dont il deviendra partner avant de quitter la firme en 2017. En 2011, tout en poursuivant son parcours chez McKinsey, il devient sénateur jusqu'à son entrée au sein du gouvernement.
Les commentaires en matière de bonne gestion des pays du sud de l'Europe auront peut-être particulièrement touché Kyriakos Mitsotakis qui en juillet 2019 avait remporté les élections législatives en Grèce dont il était devenu alors le Premier ministre (relire notre brève). Il est tout comme Wopke Hoekstra un ancien de McKinsey, quoiqu'il y soit resté beaucoup plus brièvement.
Si les anciens du conseil en stratégie sont nombreux à se frotter à la politique au moment de quitter le conseil (les exemples les plus fameux étant Mitt Romney, candidat à la présidence aux États-Unis ou plus récemment le candidat démocrate Pete Buttigieg), leur accès au pouvoir est plus rare, à l’exception notable de Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, ancien du Boston Consulting Group.
Crédit photo : Wopke Hoekstra, LinkedIn.
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