Top 5 du conseil en stratégie : une croissance à géométrie variable
« L’entreprise est aujourd’hui 50 % plus grande qu’il y a 3 ans », s’est félicité Nick Studer, le président et CEO d’Oliver Wyman à l’occasion de la publication des résultats 2023 du cabinet qui, pour la première fois, a passé les 3 milliards de chiffre d’affaires en 2023. Ce chiffre fait d’Oliver Wyman le principal challenger des MBB, mais encore loin derrière. Consultor a compilé les chiffres.
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Avec 856 millions de dollars au T4 (+9 % par rapport au T4 2022), Oliver Wyman a atteint en 2023 un revenu global de 3,1 milliards de dollars. Une première : en effet, le cabinet avait réalisé 2,7 milliards de dollars de revenus en 2022, et 2,5 milliards en 2021 (voir notre graphique ci-dessous qui retrace l’évolution des résultats du cabinet depuis 10 ans).

L’Europe et le Moyen-Orient sont ses deux zones à la plus forte croissance. Nick Studer, le CEO d’Oliver Wyman s’est félicité de plusieurs éléments à l’occasion de la publication de ces résultats.
« Nous avons enregistré une forte croissance dans nos capacités de recherche économique, ainsi que dans les domaines du numérique, de la finance et du risque », a-t-il indiqué.
Autre motif de satisfaction : « Nous avons mis en place une pratice de retournement. Ce n’est pas encore un grand cycle de retournement, mais cette pratice continue de croître très fortement. »
« Dans l’ensemble de l’industrie, il y a de nouveau une croissance généralisée dans le secteur public, qui est une practice solide pour nous, en particulier au Moyen-Orient », a-t-il déclaré aussi.
Secteur bancaire, assurance, fusions-acquisitions, transport, services, communication, médias et technologie sont autant d’autres leviers de croissance pour le cabinet.
« L’entreprise est aujourd’hui 50 % plus grande qu’il y a 3 ans. Cette échelle, cette ampleur nous permettent de jouer dans plus d’endroits et d’aider nos clients dans ces grands moments de transformation », s’est réjoui Nick Studer à l’occasion de la publication des résultats.
Mais comparativement aux autres cabinets historiques du conseil en stratégie de direction générale, où Oliver Wyman se situe-t-il ? Consultor a cherché à établir une comparaison avec les autres cabinets historiques du conseil de direction générale, hors Big Four. Avec une difficulté principale : ces cabinets ne publient que peu ou pas de données régulières. Oliver Wyman, du fait de sa maison-mère cotée, fait figure d’exception de ce point de vue.
Mais en agrégeant les données publiées par les cabinets, il en ressort une constatation assez nette : McKinsey et le Boston Consulting Group restent les deux leaders incontestés loin devant Bain et encore plus d’Oliver Wyman.
En effet, de ce groupe de 6 cabinets, ils sont les deux seuls à passer la barre des 10 milliards de dollars d’activité.
Entre eux, l’écart reste stable. Là où, en 2020, 3,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires séparaient les deux cabinets dans le monde, ce chiffre était de 3,3 milliards en 2022. Ceci dit, entre 2021 et 2022, McKinsey a connu un plateau quand le BCG a encore grignoté un peu d’activité pour passer de 11 à 11,7 milliards de dollars son activité. Le début d’une inversion de vapeur entre les deux concurrents historiques, à l’instar de ce qui a été observé en France ?
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Toujours en termes de dynamique, le passage d’Oliver Wyman de 2,1 à 3,1 milliards de dollars entre 2019 et 2023 marque la progression la plus rapide du groupe – ce dernier représentant un challenger de plus en plus sérieux pour Bain.
Plus bas dans ce groupe, Roland Berger est compris entre 1 et 2 milliards d’euros. C’est du moins l’objectif qu’affichait encore récemment Roland Berger : passer le milliard d’euros d’activité et pouvoir davantage faire jeu égal avec les MBB.
Verdict ce printemps ou cet été quand le cabinet fera à son tour connaître ses résultats 2023. Quoi qu’il en ressorte, le chemin, on le voit, sera encore long.
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