Bain : l’équipe Aérospatiale & Défense se dote d’un nouveau pilote
Le cabinet l’a annoncé le 1er avril sur LinkedIn (mais c’est très sérieux) : Ali Rekik, ex-BCG et Roland Berger, expert aerospace et défense, rejoint Bain comme membre principal de l’équipe dédiée.
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La décision du nouvel associé de rejoindre Bain est liée « à la dimension entrepreneuriale du cabinet », explique-t-il à Consultor. « L’esprit d’équipe très fédérateur qui cimente les équipes et permet de mener de beaux projets chez les clients dans différents pays », tout comme le fait que Bain connaisse « une dynamique de croissance », l’ont également motivé. « Il y a des possibilités de développement, d’apprentissage pour chacun, y compris pour moi. »
Comme l’a exprimé la DG France de Bain, Ada Di Marzo, « dans un contexte caractérisé par des défis croissants en matière de défense, le parcours, la vision et l’expertise [d’Ali Rekik] seront des atouts à haute valeur ajoutée pour adresser les problématiques de nos clients. »
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Voici un appel d’ordre des plus stratégiques attendu depuis des mois. Le ministère des Armées lance aujourd’hui un nouvel appel d’offres (AO) pour la « réalisation de prestations de conseil au profit des organismes et services du ministère des Armées et de ses établissements publics ». Cet accord-cadre, divisé en 4 lots (dont 2 pour du conseil en stratégie), « alloti à bons de commande et à marchés subséquents… en partie sans remise en concurrence et en partie avec remise en concurrence », est estimé à 17 millions d’euros (M€), et débutera au 1er janvier 2026 pour prendre fin en décembre 2029.
Focus sur le parcours 100 % strat d’Ali Rekik
Diplômé de l’École Polytechnique (X 1994) et de l’École nationale des ponts et chaussées (2000), l’ingénieur de formation a commencé sa carrière chez Roland Berger. Une expérience qui lui a permis « de grandir et d’apprendre son métier ».
Il s’y spécialise dans les secteurs Aerospace & Défense, contribuant au développement sectoriel du cabinet et devenant partner. L’expertise de Roland Berger est reconnue à cet égard, le cabinet ayant été choisi à plusieurs reprises par le ministère des Armées dans le cadre de ses méga marchés de conseil (mais pas lors du dernier, en 2021). Durant ses années Berger, il réalise quelques missions dans la défense, « hors appels d’offres publics ».
Au bout de 13 ans, Ali Rekik interrompt cette aventure pour rejoindre l’un des trois MBB, le Boston Consulting Group en l’occurrence. On est en 2014, et il ouvre une nouvelle page qui va le mobiliser durant 11 ans. Au sein du BCG, il a pu « continuer à s’épanouir et attaquer des sujets qu’il n’avait pas encore eu l’occasion d’aborder ».
Il travaille alors pour des industriels, sur la partie civile de l’aerospace. Ali Rekik se concentre sur les biens industriels et les « utilities » : fabrication de composants, équipements ou infrastructures stratégiques par exemple (biens industriels) ; énergie, transports et télécommunications sécurisées (« utilities »).
Autant d’années, « au sein des deux maisons, durant lesquelles il s’est développé et a eu le plaisir de faire grandir d’autres autour de lui ».
Chez Bain, sa feuille de route « démarrera dans le monde civil, en France et en Europe. Les missions de stratégie et de transformation y sont en hausse, avec des évolutions dans les demandes et de nouvelles restrictions géopolitiques probablement. Le secteur se complexifie via ses processus et produits, qu’ils soient civils ou militaires ». Sachant que la conception d’un avion nécessite « plus de 10 ans, un missile, une quinzaine d’années et un avion militaire, une vingtaine d’années ».
Si le nouveau partner n’exclut pas « d’aider sur des missions Défense », il le fera en fonction des opportunités et selon « la politique du cabinet », qu’il va découvrir petit à petit.
Quant à définir ses apports à Bain sur l’aerospace, Ali Rekik se voit contribuer à la consolidation du marché existant pour le cabinet - « lequel dispose déjà de compétences dédiées - et apporter une complémentarité d’expertise ». Il a en effet beaucoup travaillé « sur les systèmes industriels, les systèmes d’ingénierie », a piloté « l’accélération ou le rattrapage de programmes », mené des missions « de digitalisation et d’IA, pour les process des entreprises ou leurs produits » et mis en place « des schémas de partenariat entre deux acteurs de la chaîne de valeur ».
Au global selon Ali Rekik, « la demande de conseil a été croissante et variée sur les 5 dernières années ».
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