Croissance et acquisitions : ce que l’on sait du financement de L.E.K par Lloyd's
Le 29 mars, le groupe bancaire britannique Lloyd's a fait état du financement qu’il apporte à L.E.K. Consulting. « Lloyd's Bank Commercial Banking a mis à disposition de L.E.K. une solution financière pour donner au cabinet davantage de flexibilité dans la poursuite de sa croissance et d’opportunités éventuelles d’acquisitions externes », écrit la banque britannique dans ce communiqué.
Ce financement vise à lui permettre de répondre à la demande croissante sur toutes ses lignes de services et sur tous ses marchés. Aucun détail n’a été donné sur la nature et le montant de ce financement.
Mais tout laisse à penser qu’il s’agit de dette et non d’une entrée de Lloyd's dans le capital de L.E.K. Pour au moins deux raisons. La première : le deal a été annoncé par Nick Hughes, le directeur du financement par la dette au sein de Lloyd's Bank Commercial Banking, qui insiste sur le fait que l’investissement de la banque est entièrement dédié au développement du volume d’activité de L.E.K.
La seconde : le cabinet de conseil affirme que le financement concédé par Lloyd's ne remet pas en cause son indépendance. Ce qui laisserait à L.E.K. les coudées franches et éviterait un scénario à la Roland Berger où le partnership rembourse un peu tous les ans le rachat des parts de la Deutsche Bank, la banque historique du fondateur éponyme Roland Berger.
Concrètement, l’argent injecté par Llyod's servira à deux choses. Premièrement, à dégainer lors de toute opportunité d’acquisition. Les consolidations dans le domaine du conseil en management vont bon train, à l’instar, en France, de l’absorption d’OC&C par EY Parthenon, ou, à l’international, du Saoudien Elixir Management et du Malaysien VLT Labs par McKinsey.
« Nous estimons proposer une plateforme attrayante pour des entreprises régionales ou spécialisées, qui veulent garder une collaboration avec un groupe de partners à la fois propriétaire et opérateur tout en ayant les ressources et les capacités d’une entreprise mondiale », indique à Consultor Stuart Jackson, global managing partner de L.E.K. Le second volet de cet apport en argent frais concerne le renforcement et le développement des lignes de services, dans le digital et dans les pays émergents en particulier.
Benjamin Polle pour Consultor.fr
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