Malt lorgne sur le conseil
La plateforme de freelances Malt, créée en 2013, d’abord sur les métiers du développement informatique, du marketing ou de la communication, annonce la création de Malt Strategy, qui référencera les 15 000 consultants en stratégie, en management et managers de transitions issus de l’acquisition de l’allemand Comatch en mars 2022.
Avec cette nouvelle marque, Malt (600 000 freelances dans 9 pays principalement européens, 320 millions d’euros de volume d’honoraires, dont la plateforme perçoit environ 10 %) entend réaliser à terme 30 % de son volume d’affaires dans le conseil et l’intérim de management et se positionner sur des prestations aux TJM (taux journaliers moyens) plus élevés, contre 15 % aujourd’hui.
Les profils de consultants inscrits sur Malt Strategy devront justifier d’au moins 2 ans d’expérience dans un cabinet reconnu et validé par les équipes de Malt (effectif de 600 personnes à date).
Ils travailleront pour des cabinets de conseil traditionnels, qui représentent un tiers du volume d’affaires de Malt Strategy à l’instar de la plateforme sœur RTN développé par Bain qui a recours fréquemment à Malt pour compléter ses équipes.
« Il n’y a pas d’opposition avec les cabinets qui sont parmi les premiers clients de Malt », indique Alexandre Fretti, le CEO de Malt, à Consultor.
Pour les deux autres tiers, les consultants de Malt Strategy interviendront pour l’un des 70 000 clients (CAC 40, PME…) revendiqués par Malt.
Auprès d’eux, Malt Strategy entend notamment faire valoir la mise à disposition de profils de consultants à des TJM nettement inférieurs à ceux facturés par les cabinets traditionnels.
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Des prestations de qualité équivalente à un quart du prix pour une rémunération des consultants supérieure : la promesse des VTC du conseil est la même. Ces modèles existent depuis une vingtaine d'années dans les pays anglo-saxons. Ils arrivent en France. Quelle est leur crédibilité ? Jusqu'où iront-ils ? Pourquoi les consultants les préfèrent à ces cabinets traditionnels ? Enquête.
Ces consultants seront amenés par exemple à réaliser des missions de restructuration, de transformation opérationnelle, de screening de marché dans le cas de recherche d’acquisitions ou encore de PMI (post merger integration ou intégration post-fusion).
Du conseil en stratégie à proprement parler ? Ou une nouvelle tentative de positionnement sur le segment de marché du consulting le plus prestigieux et rémunérateur ?
Interrogé par Consultor à ce sujet, Alexandre Fretti, un ancien de McKinsey indique qu’une certaine « ambiguïté existe depuis toujours » autour de ce qui est du conseil en stratégie et ce qui n’en est pas. « Lorsque j’étais chez McKinsey, je faisais aussi des missions de réductions de coûts », dit-il encore.
Et d’enfoncer le clou : « Recourir à des cabinets de conseil se justifie dans plusieurs cas : pour obtenir des benchmarks, une méthodologie ou un tampon. Dans tous les autres cas de figure, nous pouvons offrir des profils juniors facturés 3 000 ou 4 000 euros à la journée pour 3 ou 4 fois moins cher. »
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