Le BCG signe une croissance de 7 % en 2025 et se lance dans l’interim management
14,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires au niveau mondial en 2025 : le BCG réalise une 22e année consécutive de croissance.
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IA partout, nouveaux métiers, offensive sur l’interim management en France et en Allemagne : le Boston Consulting Group continue de croître, à un rythme un peu plus mesuré. En effet, la croissance du chiffre d’affaires du numéro 2 mondial du conseil en stratégie était de 10 % en 2024, et de près de 20 % en 2021.
La progression du BCG en 2025 est toutefois légèrement supérieure à celles d’Oliver Wyman et de Simon-Kucher, qui ont tous les deux enregistré une hausse de leur chiffre d’affaires de 6 %.
Une croissance solide dans un marché sous pression
Le BCG a réalisé 14,4 milliards de dollars de revenus en 2025, contre 13,5 milliards un an plus tôt – selon son communiqué de presse dédié. Le cabinet indique avoir progressé dans l’ensemble des régions où il opère, en lien avec la demande des clients pour des programmes de transformation à grande échelle et des projets d’IA appliquée.
Ses effectifs mondiaux ont, eux, très légèrement progressé, de 33 000 à 33 500 collaborateurs. Le cabinet précise avoir notamment recruté des ingénieurs IA, data scientists, architectes IT et experts sectoriels.

Le cabinet ne communique pas de chiffres pays par pays, mais, selon le Handelsblatt, le dirigeant du BCG pour l’Europe centrale, Michael Brigl, estime que le fait d’enregistrer « une croissance à un chiffre n’est pas problématique », dans la mesure où le cabinet continuerait « à gagner des parts de marché ». L’Allemagne est l’un des principaux marchés du BCG, après les États-Unis.
De son côté, McKinsey a cessé de publier ses revenus mondiaux en 2024. Selon les données agrégées par le Handelsblatt, McKinsey avait réalisé 16 milliards de dollars de CA en 2023 – contre 12,3 milliards pour le BCG. Trois ans plus tôt, le CA de McKinsey s’élevait à 12 milliards de dollars quand celui du BCG atteignait 8,6 milliards.
En août 2025, Consultor s’était fait l’écho des projections de The Economist qui voyait les rangs mondiaux des deux cabinets s’inverser en 2027 (2028 selon les calculs de Consultor).
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McKinsey occupe toujours la première place sur le marché du conseil en stratégie en volume d’activité. Mais l'écart se réduit et le Boston Consulting Group pourrait finir par le rattraper – et le dépasser.
Côté effectifs, McKinsey revendique 40 000 salariés en 2025, contre 33 500 pour le BCG. Ce qui témoigne, pour McKinsey, d'une baisse par rapport à 2023 – le cabinet employait alors 45 100 personnes – et d'une hausse pour le BCG, qui en fédérait 32 000.
« La plus grande transformation de nos 60 ans d’histoire »
Le BCG communique sur sa mutation accélérée vers un modèle mêlant stratégie, tech et exécution et indique que plus de 40 % de son chiffre d’affaires provient désormais de missions liées à la tech et à l’intelligence artificielle.
En contrepoint, le nouveau CEO monde d'Oliver Wyman, Ted Moynihan, qualifiait récemment la croissance de la plateforme d’IA du cabinet, Quotient, de « practice la plus dynamique du cabinet », évoquant notamment les résultats du 1er trimestre 2026.
Au sein du BCG, les revenus liés à l’IA auraient progressé de 25 % sur un an. Depuis plusieurs années, le cabinet investit massivement dans ce domaine, avec 5 milliards de dollars engagés selon ses dirigeants. En interne, le cabinet affirme que près de 4 000 salariés développent déjà des workflows automatisés via du codage avancé ou de l’automatisation.
Cette évolution s’appuie notamment sur le BCG X, son entité dédiée aux produits digitaux, à la data et à l’IA appliquée.
BCG se lance dans l’interim management en Europe
Autre signal fort révélé par plusieurs médias allemands conviés à la conférence de presse de Michael Brigl : le cabinet ouvre une nouvelle offre baptisée « Rapid Value & Cash », centrée sur la réduction rapide des coûts, l’amélioration de la liquidité et la création de valeur.
Le point marquant réside dans le modèle retenu : pour la première fois de son histoire, le cabinet proposera aussi à ses clients des dirigeants de transition. CFO, COO ou CTO pourront ainsi être placés temporairement au sein d’entreprises confrontées à des enjeux urgents de performance.
Cette activité cible en priorité les sociétés détenues par des fonds de private equity ainsi que les ETI et PME. Le BCG prévoit de constituer progressivement un vivier d’une centaine de profils expérimentés.
D’abord déployée en Allemagne et en France, elle devrait ensuite être étendue à d’autres pays européens. Parmi ses trois porteurs : le Français Renaud Montupet, pilote de l'équipe Situations spéciales pour la zone EMESA. Après avoir débuté chez Kearney, il avait rejoint AlixPartners, y restant près de 11 ans, avant de rejoindre le bureau parisien du BCG en 2017.
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