Simon-Kucher passe la barre des 600 M€ de CA en 2025
Le cabinet de conseil en stratégie vient de publier ses résultats annuels et poursuit une croissance ininterrompue depuis le début des années 1990.
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Le marché américain reste en tête
Pour la 2e année consécutive, Simon-Kucher affiche une croissance de 6 % de son chiffre d’affaires, à 606 M€. Ce résultat a été obtenu « malgré des conditions de marché inégales et des clients qui maîtrisent leurs dépenses », précise le communiqué de presse. Le Dr Gunnar Clausen, l’un des deux CEO de Simon-Kucher nommés l’année dernière, explique ce succès par le fait que « dans un environnement de plus en plus exigeant, nous aidons nos clients à atteindre le succès commercial. Ils apprécient la combinaison de notre expertise commerciale, en constante évolution, et de nos solides capacités numériques ».
Le cabinet souligne que la croissance a été portée par son expertise historique en pricing, monétisation et revenue management, par le private equity (tout au long du cycle, due diligences commerciales, création de valeur, accélération de croissance), mais aussi par les solutions digitales, « intégrant davantage la data, l’analyse et l’IA ».
Géographiquement, explique David Vidal, partner et dirigeant du bureau de Paris, « depuis l’année dernière, les États-Unis sont le premier pays » contributeur au chiffre d’affaires de Simon-Kucher, une étape significative dans le parcours d’un cabinet historiquement allemand. Outre-Atlantique, « la dynamique de croissance s’est maintenue, en partie parce que les honoraires y sont plus élevés ».
La Santé se maintient, l’Industrie et le Consumer reviennent
D’un point de vue sectoriel, « la santé reste un pilier stable, avec une croissance forte et continue ». En France, Simon-Kucher a réussi à « faire grandir ou re-grandir des secteurs un peu perturbés auparavant, comme l’industrie, qui reprend de bonnes couleurs depuis 2 ans. Le consumer a souffert en Europe des tarifs douaniers de l’administration Trump, mais ces difficultés sont déjà derrière nous. » À noter qu’à l’échelle mondiale, les tarifs « ont au contraire généré des projets aux États-Unis ».
Le secteur tech « a connu des hauts et des bas, mais une bonne dynamique est réenclenchée depuis deux ans, particulièrement l’année dernière, et en France depuis quelques mois. » Il y a enfin « un gros potentiel sur les services financiers, que nous sommes en train de relancer au niveau monde et en France, et que nous voyons comme un relais de croissance pour Simon-Kucher ».
La montée de l’IA joue à l’externe sur la demande du secteur tech et à l’interne sur la façon de faire du conseil ; mais elle a aussi, de manière sectoriellement plus transverse, « une incidence sur les modèles commerciaux des clients, sur la façon de monétiser » ; ce qui se traduit par du business pour le cabinet sur son cœur de métier, pricing et monétisation.
Près de 10 % de croissance annuelle depuis 10 ans
L’an passé, Simon-Kucher, créé en 1985, fêtait ses « 40 ans de croissance ».
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Le chiffre d’affaires du cabinet a atteint 572 millions d’euros, en hausse de 6 %. Simon-Kucher célèbre cette année ses 40 ans.
Un communiqué de 2019 nous permet de remonter le temps, en évoquant un rythme de +18 % par an depuis 1990 – ce qui correspondrait à un chiffre d’affaires de 3 M€ à cette date. En 2016, le CA était déjà passé à 241 M€. Sur les 10 dernières années, il a donc été multiplié par 2,5, à 606 M€.

(Chiffres issus des communiqués de presse de Simon-Kucher – euros courants)
En 2016, Simon-Kucher comptait 980 collaborateurs, 97 associés et 33 bureaux. Début 2026, le cabinet frôle les 2 200 collaborateurs dans le monde. Avec 28 nouveaux partners élus en 2025, le total des associés est porté à 227 – dont 16 à Paris. Et avec l’ouverture d’un nouveau bureau à Bangalore en Inde, en plus de celui de Mumbai, le réseau s’élève à 45 bureaux dans 32 pays.
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