Dynamisme, bon sens et calcul mental : le recrutement chez Advancy New York
Florent Dhôte, manager du bureau ouvert par Advancy à New York en 2019, livre à Management Consulted, l’organisation qui aide les candidats à la préparation des entretiens de recrutement à l’entrée dans les cabinets de conseil en stratégie, les clés d’un process réussi.
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À New York, Advancy reçoit chaque année plusieurs milliers de candidatures. C'est Florent Dhôte qui le raconte : le diplômé de l'Université Pierre et Marie Curie, d'AgroParisTech et de Sciences Po a été consultant chez Kearney avant de rejoindre Advancy à Paris en 2019 dont il est devenu un manager au bureau de New York en 2022. Elles sont d’abord triées sur la foi d’un test en ligne auquel chaque candidat doit se plier. Il est assez similaire au GMAT (test en anglais qui évalue la capacité de raisonnement). Le gros des candidats s’arrête à ce stade faute de l’avoir préparé suffisamment sérieusement.
Cette première étape passée, 15 à 30 minutes d’interview vidéo ont lieu avec un consultant du cabinet. L’objectif est alors de tester rapidement les qualités personnelles des candidats.
Cette validation une fois faite, deux nouveaux rendez-vous sont organisés, le premier avec un manager en visio, le second avec Sylvestre Pires (Ph. D. de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire en 2015), entré chez Advancy en 2015 et managing partner du bureau de New York.
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Déjà présent aux États-Unis, à Boston, depuis une dizaine d'années, via un partenariat avec le cabinet Alliance Consulting, Advancy franchit une étape de plus outre-Atlantique : le cabinet annonce l'ouverture d'un bureau en propre à New York dont la direction est confiée à Sylvestre Pires (Ph. D. de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire en 2015), entré chez Advancy en 2015 et dont il est actuellement principal. Objectif de cette ouverture pour Advancy : se rapprocher de ses clients dans le private equity, secteur dans lequel il est très actif, notamment avec de nombreux fonds qui ont pignon sur rue dans la capitale économique américaine.
Crédit photo : Tim Klapdor New York Street Scene. Prise le 14 septembre 2008 CC BY-NC 2.0.
Sur le business case, Florent Dhôte indique qu’il n’y a pas d’attente de connaissances sectorielles de la part de profils juniors. La priorité est de tester les compétences, l’état d’esprit et la résistance au stress.
Chaque interviewer est libre de choisir le secteur et de tester les candidats sur un cas réel ou fictif. Il y a de bonnes chances que le secteur soit les life sciences si l’interviewer est Florent Dhôte.
Dans son cas, à nouveau, aucune connaissance par cœur sur le secteur pharma n’est attendue. Il est en revanche attentif au bon sens des candidats quant au parcours de soin d’un patient et ce à quoi ressemble une pilule. Le reste consiste à poser les bonnes questions et à avoir l’esprit agile, défend-il.
Ses autres conseils : comprendre précisément ce que fait l’entreprise dans le business case ; être rapide avec les chiffres, car certains interviewers donneront des cas avec des calculs à faire tout du long ; sortir des généralités telles que « fournisseur de médicaments » et préciser le positionnement d’une entreprise sur sa chaîne de valeurs, ses clients, son business model et ses sources de revenus ; tout noter de façon claire et structurée ; constamment se poser la question du « so what? » et en tirer des conclusions pertinentes ; calculette interdite, triche possible, mais ce sera vu et éliminatoire !
Compter un mois entre l’envoi du dossier de candidature et une potentielle lettre d’offre d’embauche.
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