Europe : les fonds privilégient les dirigeants de start-ups passés par le conseil
Selon l’étude de NGP Capital, les start-ups de la tech fondées par des anciens du conseil en stratégie – McKinsey, le BCG, Bain et Roland Berger – réalisent des levées de fonds supérieures de 129 à 264 % au financement médian.
- Grâce à l’IA, Bain « clone » les logiciels pour évaluer les acquisitions
- L’idée du consultant grande conso décolle grâce à l’amorçage de Daphni
- Pony, la start-up de l’ex-Simon-Kucher qui a déjà levé 40 M€
- « On a toujours faux au début » : la trajectoire d’Eric Ballu-Samuel, d’une start-up au partnership de Bain
- Un ancien principal d’Arthur D. Little au service de la vaccination anti-cancer
- Entre Entrepreneurs First Paris, accélérateur de startups, et l’ex-McKinsey qui le dirigeait, c’est fini !
- Private equity : des fonds exigeants sur un marché frémissant
- À la recherche du consultant qui a vu le consultant qui a vu l’IA rentable
Les start-uppeurs issus de McKinsey sont en effet ceux qui séduisent le plus les fonds d’investissement en Europe : ils se classent premiers du Top 10 établi dans l’étude (+ 264 %), devant ceux du BCG (+ 197 %) et de Bain (+ 193 %).
Les start-uppeurs ayant évolué au sein de Roland Berger figurent pour leur part en 7e position, avec des levées de fonds dépassant de 129 % le niveau médian.
L’étude prend en compte les start-ups ayant vu le jour entre 2014 et 2024. Plus de 31 000 profils de fondateurs/cofondateurs ont été observés, et près de 18 000 jeunes pousses. L’enquête se concentre exclusivement sur le montant des collectes de fonds réalisées, et non sur leur utilisation ni sur la réussite des start-ups considérées.
Sur cette période, 445 start-ups disposent dans leurs rangs d’au moins un ancien de McKinsey. Pour le BCG, le nombre s’élève à 379, 166 pour Bain & Company et 119 pour Roland Berger.

Source : A Decade of European Startup Founders (NGP Capital)
Parmi les autres résultats significatifs de l’étude, on observe que les cofondateurs disposant d’un mix de compétences (techniques, opérationnelles, vente) réalisent des levées de fonds supérieures de 43 % à celles de la base de référence (29,3 millions de dollars ; 20,5 millions pour la base).
Quand les cofondateurs ont des profils tech exclusivement, leurs start-ups récoltent 20 millions de dollars en moyenne – 16,2 millions pour des cofondateurs dotés exclusivement de compétences opérationnelles, et 7,1 millions de dollars pour les « sales »).
On note également que le montant de la collecte de fonds augmente avec le nombre de fondateurs, atteignant un pic lorsque ces derniers sont quatre (45 millions de dollars), avant de décroître.
Les fonds se révèlent par ailleurs friands de profils internationaux : des cofondateurs répondant à ce critère récoltent au minimum 33 % de plus que des équipes totalement locales en Allemagne, 41 % au Royaume-Uni, 49 % en France et jusqu’à 54 % dans les pays nordiques.
Autre critère, la mixité femmes-hommes, qui permet aux cofondateurs de lever en moyenne 25 % de plus (26,7 millions de dollars) que les équipes exclusivement masculines (21,5 millions). À l’inverse, les équipes exclusivement féminines subissent une sorte de décote : leurs levées de fonds atteignent en moyenne 7,7 millions de dollars seulement.
NGP Capital est un fonds de capital-risque qui se focalise sur les entreprises technologiques à fort potentiel de croissance (IA/IA générative, Internet des objets, automatisation industrielle, solutions logistiques), en Europe et aux États-Unis à partir de la série A. En Europe, le fonds a notamment soutenu GetYourGuide, Babbel, ANYbotics, Deliveroo et Scandit.
>> L’étude de NGP Capital peut être consultée ici.
Un tuyau intéressant à partager ?
Vous avez une information dont le monde devrait entendre parler ? Une rumeur de fusion en cours ? Nous voulons savoir !
commentaire (0)
Soyez le premier à réagir à cette information
private equity
25/06/26Les consultants utilisent l’IA générative pour développer les fonctionnalités de logiciels convoités par des fonds d’investissement.
16/06/26Après une année 2025 atone dans le private equity, les acteurs du secteur voient-ils la fin du tunnel ?
11/06/26Gérald Duarte a rejoint la marque de conseil en stratégie de PwC le 1er juin comme associé.
10/06/26Le cabinet de conseil CMI a réalisé la due diligence commerciale de Fabulous French Brasseurs (FFB) pour le compte d’un fonds spécialisé dans l’agroalimentaire.
03/06/26Sept ans après avoir rejoint le cabinet, le désormais ex-associate partner Giovanni di Francesco vient de cofonder sa propre société, NEO Operating Strategy. Il conserve toutefois un rôle au sein d’Ares & Co.
22/05/26Le cabinet de conseil est intervenu pour le fonds Arcole, actionnaire majoritaire du groupe industriel Setic & Pourtier. Récit de l’intérieur par Thierry Collard, dirigeant de l’entreprise.
20/05/26Advancy a accompagné la holding belge Cobepa dans son entrée au capital de Prosol – grossiste et opérateur clé de Grand Frais.
15/05/26Le cabinet a réalisé des travaux de due diligence sur la reprise par Cafeyn des activités européennes hors pays nordiques de son concurrent Readly.
05/05/26Parmi les cabinets de conseil en stratégie, il y a ceux qui ne jurent que par elle, d’autres qui la jugent inutile. Nous avons demandé à 3 d’entre eux (Accuracy, Eight Advisory, eleven) de nous présenter les principaux arguments commerciaux « pour ou contre » les due diligences duales – du point de vue du client.