Grâce à l’IA, Bain « clone » les logiciels pour évaluer les acquisitions
Les consultants utilisent l’IA générative pour développer les fonctionnalités de logiciels convoités par des fonds d’investissement.
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Selon le Financial Times, l’objectif est de déterminer si la technologie de ces sociétés est réellement défendable ou, à l’inverse, facilement reproductible.
Car l’essor de la GenAI bouleverse les certitudes du private equity dans la tech. Les investisseurs, qui ont largement alimenté le boom des acquisitions de logiciels ces 10 dernières années, s’interrogent : qu’est-ce qui constitue encore un avantage concurrentiel durable lorsqu’un produit peut être reproduit en quelques heures à l’aide d’outils d’IA ?
C’est dans ce contexte que Bain & Company a développé une nouvelle approche de due diligence.
Des « répliques » de logiciels pour évaluer leur valeur réelle
Le cabinet mobilise le « vibecoding », c’est-à-dire le développement de code à partir d’instructions formulées en langage naturel et exécutées par des modèles d’IA, pour créer rapidement des versions simplifiées des logiciels étudiés dans le cadre d’une acquisition.
« Nous utilisons le vibecoding pour montrer ce qu’une société de logiciels peut ou ne peut pas faire, comprendre où elle se situe dans la chaîne de valeur et déterminer si le code constitue réellement la partie défendable du business ou si l’avantage concurrentiel se trouve ailleurs », a expliqué la responsable mondiale de la practice private equity de Bain, Rebecca Burack, au Financial Times.
Selon le quotidien britannique, les équipes du cabinet ont déjà réalisé plusieurs centaines de ces prototypes dans le cadre de leurs travaux de due diligence liés à l’IA. Une pratique réservée à une équipe d’ingénieurs logiciels – en 2023 –, désormais utilisée plus largement par les consultants du cabinet.
L’exercice n’aurait rien d’anecdotique. Un investisseur interrogé par le Financial Times indique qu’une réplique réalisée par Bain d’une plateforme analytique en vente a contribué à la décision de son fonds de se retirer du processus d’acquisition.
« L’incertitude est un très mauvais mot dans le private equity »
C’est ce que fait observer Rebecca Burak : « Dans le logiciel aujourd’hui, les attentes des vendeurs restent élevées, alors que les acheteurs sont confrontés à une forte incertitude. »
Au-delà de l’évaluation de la technologie existante, Bain utilise également ces outils pour projeter l’évolution future des produits. Selon Gene Rapoport, qui pilote les travaux du cabinet sur la GenAI appliquée au PE, l’objectif est d’aider les investisseurs à « imaginer où les choses iront dans 5 ans ».
Quand l’IA redéfinit les critères d’investissement
Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large d’intégration de l’IA dans les processus de due diligence.
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Que représente la GenAI dans l’exercice de la due dil strat – pour les cabinets, et les consultants ? Y a-t-il d’ores et déjà des do’s et dont’s auxquels se référer ?
Avec l’arrivée du vibecoding toutefois, une étape supplémentaire est franchie : il ne s’agit plus seulement d’analyser une technologie, mais de tenter de la reproduire pour mesurer la solidité de son avantage concurrentiel.
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