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La senior advisor du Boston Consulting Group, Agnès Audier (très en vue en ce moment comme nous le relations ici et ici), vient de superviser un rapport – qui fait déjà grand bruit ! – publié mercredi 27 mai, sur le très sensible département de la Seine-Saint-Denis : « Les batailles de l’emploi et de l’insertion ».

Jean Owona, senior associate, consultant au BCG depuis 2016 (il a entre autres participé au livre blanc « AI for business » en 2019), ainsi que trois autres contributeurs (un haut fonctionnaire et deux chargés de projets de l’Institut Montaigne) ont travaillé à ce rapport aux côtés de la rapporteure générale, Agnès Audier.

Ce rapport, pour le moins sensible, a été commandé par l’Institut Montaigne, avec le soutien de la holding financière US JP Morgan.

Que dit ce rapport à « haut risque » sur le 93 ? Les auteurs du rapport, en préambule, précisent que « cette étude doit permettre de mieux comprendre ce qui se joue sur le terrain : la mise en œuvre des politiques publiques nationales associées à l’action des collectivités locales ainsi que de nombreux acteurs de l’économie sociale et solidaire et entreprises de toutes tailles sur ce territoire ». Plus de vingt milliards d’euros d’investissements publics sont, en effet, prévus pour réaliser de grands travaux dans les vingt prochaines années. Avec un constat alarmant : la Seine-Saint-Denis est le département le plus pauvre de France métropolitaine. Un territoire dynamique, certes, mais qui ne profite pas à ses habitants. La crise sanitaire du covid-19, qui a particulièrement touché ce département, a également tristement rappelé les mauvaises conditions sanitaires et sociales de ce territoire. Autre constat critique majeur : le manque de coopération entre les acteurs du département. La senior advisor du BCG et surperviseure de cette étude préconise quatre grands chantiers à mettre en œuvre associés à une quarantaine d’actions concrètes pour « gagner les batailles de l’emploi et de l’insertion en Seine-Saint-Denis », qui passent entre autres par la transformation digitale de ce territoire stratégique.

Un rapport qui fait déjà bondir les acteurs du département à qui est reprochée l’utilisation inefficiente des deniers publics. Le président du conseil départemental, le socialiste Stéphane Troussel, hors de lui, reproche aux contributeurs d’avoir mis de côté un pan crucial de la problématique du 93 : le manque de moyens financiers. « La tarte à la crème de la gouvernance servie par ce rapport de l’Institut Montaigne ne peut pas servir de énième prétexte à l’État pour se dédouaner », vient-il de rétorquer, acerbe.

Pourquoi ce rapport ? L’Institut Montaigne (dont le BCG est partenaire, tout comme Advancy, KearneyMcKinsey et Roland Berger d’ailleurs) est un think tank indépendant très libéral, créé par le fondateur d’Axa, Claude Bébéar, présidé depuis 2015 par Henri de Castries, qui se veut être le « lanceur d’alerte » de l’action publique. « La mission que nous portons est d’œuvrer pour l’efficacité de l’action publique, la cohésion sociale et la compétitivité de notre économie. C’est pourquoi notre ambition est d’innover, d’évaluer, de proposer et d’expérimenter à la poursuite de ses objectifs », indique l’homme d’affaires français très influent (en 2013, il était désigné cinquième personnalité française la plus influente du monde par la version française du magazine Vanity Fair), Henri de Castries, successeur de Claude Bébéar chez Axa jusqu’en 2016, aujourd’hui président des activités européennes du fonds d’investissement américain General Atlantic.

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