Un géant pétrolier US s’appuie sur le BCG pour licencier un quart de ses effectifs
Le Boston Consulting Group accompagne ConocoPhillips dans une réorganisation d’ampleur, qui prévoit de supprimer jusqu’à 3 250 postes dans le monde.
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Selon l’agence Reuters, un plan baptisé « Competitive Edge » – élaboré par le BCG – doit redessiner en profondeur l’organisation du 3e groupe pétrolier américain d’ici 2026.
Un contexte de marges sous pression
L’annonce intervient alors que le groupe basé à Houston traverse une passe délicate, avec un bénéfice net en recul au deuxième trimestre 2025, à son plus bas niveau depuis 2021. Dans le même temps, ses coûts de production augmentent et les prix du brut américain sont à la baisse.
Face à cette équation défavorable, ConocoPhillips entend regagner en compétitivité. « À mesure que nous rationalisons notre organisation et que nous supprimons certaines tâches, nous aurons besoin de moins de postes », a ainsi expliqué le DG du groupe pétrolier Ryan Lance dans un message vidéo adressé aux salariés.
Le BCG à la manœuvre
Selon des sources proches du dossier, ConocoPhillips aurait mandaté le BCG pour concevoir et mettre en œuvre ce programme de transformation. Le cabinet serait impliqué dans la définition des nouvelles structures internes, la rationalisation des fonctions support et l’identification de leviers d’efficacité visant 1 milliard de dollars d’économies.
La réorganisation prévoit aussi une refonte du management, dont les contours seront dévoilés à la mi-septembre, afin de raccourcir les circuits décisionnels et de mieux allouer le capital.
Une tendance sectorielle
ConocoPhillips n’est pas un cas isolé. Chevron a annoncé début 2025 des réductions pouvant aller jusqu’à 20 % de ses effectifs, tandis que le géant des services pétroliers SLB est également engagé dans une cure de rigueur. Du côté européen, BP a annoncé la suppression de plus de 7 000 postes en janvier.
Des arbitrages stratégiques
Le plan « Competitive Edge » dépasse la seule réduction de la masse salariale. ConocoPhillips a en effet engagé des cessions ciblées, comme la vente d’actifs dans le bassin Anadarko – situé principalement en Oklahoma et au Texas – pour 1,3 milliard de dollars. Le géant pétrolier compte aussi sur les synergies liées à l’acquisition de Marathon Oil en 2024, évaluées à environ un milliard de dollars (source : The Financial Times).
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