Moyen-Orient : une note interne fuite et révèle des baisses de salaires chez Arthur D. Little
Des baisses temporaires de salaire allant jusqu’à 25 % pour les associés, appliquées rétroactivement au 1er janvier.
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C’est ce qui ressort d’un document interne auquel la plateforme US spécialisée Management Consulted a pu accéder.
Contacté, le cabinet de conseil a confirmé ces informations à Consultor.
Des baisses de salaire qui concernent l’ensemble des effectifs ou presque
Les associés voient leur salaire fixe amputé de 25 %, les principals de 20 %, les managers et consultants (ainsi que certaines fonctions support de niveau manager) de 15 %, et les fonctions support sous ce grade de 10 %. Les salariés gagnant moins de 4 000 dollars par mois au Moyen-Orient – ou 1 000 dollars en Inde – ne sont pas concernés.
Point notable : les réductions s’appliquent au fixe, et non uniquement à la partie variable de la rémunération. En janvier et février, l’ajustement est prélevé sur les bonus 2025 ; à partir de mars, il sera directement appliqué à la paie mensuelle.
Le retour aux niveaux antérieurs sera explicitement conditionné à des critères de performance du cabinet : un EBITR cumulé supérieur à 10 % (environ 20 % d’EBIT sur chiffre d’affaires), et une visibilité sur une rentabilité durable en fin d’exercice.
À ce stade, Arthur D. Little ne met pas en place de programme de congés sans solde, mais précise que cette option pourrait être réévaluée selon l’évolution du marché.
ADL a precisé à Consultor que l’entité Middle East « a mis en place des mesures temporaires afin de s’adapter aux conditions actuelles du marché du conseil au Moyen-Orient ». Ces décisions, « propres à l’entité régionale », viseraient « à préserver ses talents et à traverser ce cycle sans impact structurel sur les équipes ». Elles n’affecteraient pas « les missions ni la qualité de l’accompagnement apporté à leurs clients, le Moyen-Orient demeurant une région stratégique pour le cabinet ».
Ces dernières années, le Moyen-Orient a constitué un relais de croissance majeur pour les cabinets de conseil en stratégie internationaux, avec des niveaux de rémunération « de 2 à 3,5 fois plus élevés qu’en Europe à emploi et grade équivalents » – selon un consultant en poste à Dubaï interrogé récemment par Consultor. L’exonération d’impôts accentue encore cet avantage, tout comme les frais pris en charge sur place par de nombreux cabinets (logement, transport, scolarité des enfants, couverture santé…).
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