McKinsey, sens dessus dessous
En dix ans, McKinsey s'est métamorphosé pour passer de 1 250 à 2 200 partners et de 17 000 à 30 000 salariés et n'intervenir plus que marginalement sur des sujets de stratégie de croissance (moins de 10 % du total du chiffre d'affaires selon The Economist, chiffre qui vaudrait aussi pour le Boston Consulting Group et Bain & Company).
The Economist fait le récit de cette mue à marche forcée qui a vu la firme être considérablement plus exposée médiatiquement : on apprend par exemple dans les colonnes de l'hebdomadaire que, dans la foulée du scandale sud-africain dans lequel McKinsey s'est retrouvé embourbé durant de longs mois, les partners sont désormais dissuadés de signer des missions dans un certain nombre de pays où le climat des affaires est jugé délétère.
On apprend aussi — c'est une interprétation de The Economist — que le cabinet pourrait réfléchir à réduire certains domaines d'activités, à l'instar du conseil en restructuration qui a apporté au cabinet plus de conflits que de missions, pour se concentrer sur des segments plus bankables comme le conseil en technologies.
Autre obligation de ce McKinsey version 2019 : revoir de fond en comble une large partie de ses services, notamment sous la pression des attentes des clients en matière de technologies. Une refonte qui est déjà à l'œuvre depuis plusieurs années : en témoignent, sur les sujets digitaux et d'analyse de données, le réseau de 1 200 prestataires partenaires extérieurs avec lesquels McKinsey collabore sur certaines missions et la douzaine d'acquisitions opérées par le cabinet depuis 2011.
Au-delà de ces défis, l'attractivité de la marque reste très forte : la société reçoit chaque année quelque 800 000 CV dans le monde, pour 8 000 embauches.
Crédit photo : FORTUNE Global Forum 2019. Prise le 18 novembre 2019 CC BY-NC-ND 2.0.
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