Marché public : pourquoi la région PACA a de nouveau choisi CMI
CMI va accompagner la région dans le développement de ses filières économiques. Le récit de Philippe Bassot, associé expert du secteur public au sein du cabinet.
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Si le conseil aux acteurs publics territoriaux reste actif, « son grand boom date d’il y a une quinzaine d’années », selon l’associé, et le marché s’est « resserré » depuis.
Les contours de cet accord-cadre
Attribué en mars dernier, le lot qui concerne CMI porte sur « l’accompagnement des structures partenaires de la région », précise Philippe Bassot.
Conclu pour une durée initiale d’un an, le contrat est reconductible trois fois, sans pouvoir excéder 4 ans au total. Il sera exécuté via des bons de commande, sans montant minimum, mais avec un plafond annuel fixé à 300 000 € (HT).
Trois offres ont été reçues dans le cadre de cet appel d’offres. Elles ont été évaluées par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur selon une pondération classique : 60 % pour la valeur technique et 40 % pour le prix.
L’avantage d’avoir déjà exploré un territoire
Le cabinet a choisi d’accompagner des collectivités dès sa création en 1986. Il a ainsi « déjà travaillé pour la région Sud sur des sujets de développement économique, d’innovation, de politique de soutien à la croissance, de politique de soutien au développement de l’enseignement supérieur et de la recherche », partage Philippe Bassot.
CMI avait d’ailleurs été choisi lors du précédent accord-cadre. Selon l’associé toutefois, l’atout du cabinet « n’est pas tant de bien connaître le conseil régional que de bien connaître le territoire ». CMI a, par exemple, accompagné la région dans la structuration d’un plan de soutien au développement des écoles d’ingénieurs – pour répondre à un déficit identifié par rapport aux besoins du territoire. Une expérience qui recoupe le périmètre du nouvel accord-cadre, lequel inclut un certain nombre d’acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche notamment.
Des acteurs publics territoriaux poussés à se transformer
Si les profils et enjeux des organisations partenaires de la région diffèrent parfois fortement – au-delà des universités ou écoles d’ingénieurs, il peut s’agir de structures associatives, de groupements d’intérêt public ou de pôles de compétitivité –, l’enjeu selon l’associé est de les aider « à travailler leur repositionnement concurrentiel dans l’écosystème régional ». Un élément devenu central. « Aujourd’hui, tous les acteurs publics ont un sujet d’autofinancement. »
Dans ce contexte, les missions vont combiner plusieurs leviers : « Analyse de positionnement concurrentiel, benchmark, construction de business plan, évolution juridique… » Cette dernière dimension peut impliquer des modifications de statut permettant, par exemple, de développer des activités marchandes.
« Nous pouvons aussi être sollicités pour identifier des ressources à l’échelle européenne », complète Philippe Bassot.
Un appui sur la recherche de financements européens
CMI bénéficie de l’intégration récente de Welcomeurope, un cabinet d’un peu moins de 10 personnes, spécialisé dans le montage de financements européens depuis 25 ans.
Cela lui permet de structurer son intervention en plusieurs étapes, à savoir : « un premier module de mapping des fonds européens, puis un travail de montage de projet avec le client ».
Au-delà de l’identification des opportunités, le travail porte sur la formalisation des dossiers : compréhension des attentes des financeurs, construction du modèle économique, articulation du projet avec les cadres européens.
Un appel d’offres « qui n’a pas été gagné en solo »
Pour se positionner, CMI s’est associé à PwC. Ce partenariat vise à couvrir l’ensemble des expertises attendues, notamment en matière d’ingénierie financière et juridique. « Nous avons constitué une équipe de directeurs de missions disposant d’une expérience de plus de 10 ans », indique Philippe Bassot.
Au-delà des expertises, le dispositif repose sur une organisation souple. Les missions, d’une valeur généralement comprise « entre 20 000 et 120 000 € », mobilisent des équipes resserrées, dimensionnées selon l’intensité des besoins. Et la gouvernance est également simplifiée, avec « un seul directeur de mission provenant de l’un des deux cabinets ». Une organisation qui repose sur « une confiance mutuelle » et des habitudes de travail éprouvées avec des cabinets de plus grande taille – qu’il s’agisse « d’Eurogroup, de KPMG ou de PwC ».
CMI a d’ailleurs été choisi, en groupement avec PwC (ce dernier étant porteur de projet), dans le cadre d’un autre appel d’offres de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur relatif « à la mise en œuvre des politiques de développement économique de la région ». Avec une particularité : le prix était l’unique critère d’attribution.
Une fois lancées, les missions s’appuient sur des modalités classiques du conseil en stratégie : ateliers de travail, entretiens, interactions régulières avec les équipes de la région et des structures accompagnées.
Une recherche d’impact malgré les contraintes financières
Pour Philippe Bassot et les consultants de CMI engagés sur ce type de missions, l’intérêt est d’être « au cœur de l’activité publique et de l’impact positif des missions de conseil ». Avec un objectif central : « aider les collectivités à optimiser leurs financements publics, au service de la croissance ». Et, en filigrane, « créer de l’emploi, principalement de l’emploi qualifié ».
Ce qui n’empêche pas la distance inhérente au rôle de conseil. « Nous faisons des recommandations dont les régions ou leurs partenaires se saisissent comme ils le souhaitent. »
Mais la principale difficulté reste sans doute d’évoluer dans un environnement budgétaire contraint. « Nous avons envie de faire tellement de choses, alors qu’il n’y a pas énormément d’argent public… » Dès lors, selon l’associé de CMI, l’un des principaux enjeux consiste à maximiser l’effet levier des interventions.
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