Congé pat’ : McKinsey double à son tour les 28 jours
Nommée en août dernier comme directrice générale de McKinsey France, Clarisse Magnin-Mallez, 45 ans, première femme à la tête du géant du conseil en France, fait du bien-être de ses salariés-parents l’une de ses priorités.
La cheffe de McKinsey France vient en effet d’annoncer le doublement du congé parental second parent, autrement appelé congé paternité, qui est passé cet été en France de onze à vingt-huit jours. Plus vingt-huit jours calendaires donc pour les collaborateurs du cabinet en France, et ce, avec un maintien de rémunération. En juillet dernier, Bain & Company et Roland Berger avaient eux aussi décidé de prolonger le nouveau congé paternité en vigueur de quatre semaines (relire ici).
La managing partner a également annoncé d’autres initiatives en matière de congé maternité, cette fois : accompagnement de la jeune maman lors de son retour, coaching personnalisé, flexibilité du temps de travail, financement de la crèche d’entreprise, rémunération de jours enfant malade, couverture santé pour toute la famille.
À savoir maintenant si les consultants, nouveaux papas, vont saisir cette nouvelle opportunité, au total de deux mois, pour s’impliquer davantage dès la naissance. Le congé de paternité, créé en 2002 en France, n’était finalement pas rentré totalement dans les mœurs. Et le conseil en stratégie ne faisait pas exception. En cause, le gros manque à gagner que cela représentait (relire ici). À voir maintenant si le maintien de la rémunération proposée par McKinsey va pousser les consultants à y recourir plus largement. Côté cabinet, cette volonté d’améliorer le bien-être au travail, gage de performance, facilite aussi les recrutements des juniors qui privilégient de plus en plus l’équilibre travail-vie privée et diminue le turn-over des consultants, une des problématiques majeures du secteur aujourd’hui.
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