L.E.K. Paris : les priorités de la nouvelle cheffe de file Anne Dhulesia
Arrivée de L.E.K. Londres depuis quelques semaines pour prendre la tête du bureau de Paris, Anne Dhulesia livre à Consultor sa feuille de route et les challenges que cette experte en santé est prête à relever.
- Cylad recrute 2 partners après une année 2025 record
- Advancy recrute un ancien partner de L.E.K.
- L.E.K. élit un nouveau partner à Paris, 3 ans après son recrutement en provenance d’Alvarez & Marsal
- La dirstrat d’une biotech au cœur d’une transaction record dans la médecine nucléaire
- Arrivé en 2023, l’associé PE-retail a quitté EY-Parthenon cet été
- Renouvellement à la tête de Seven2, le nouveau PDG formé au BCG
- Exclusif - Une nouvelle dirigeante pour L.E.K. en France
- Enquête : plongée dans la clientèle de McKinsey en France
Anne Dhulesia est la deuxième femme à orchestrer le bureau parisien de L.E.K. ; Clare Chatfield a ouvert la voie entre 1995 et 2017.
Consultor : Vous êtes née à Paris, une ville où vous avez effectué une partie de vos études. Pourtant, vous n’avez encore jamais travaillé en France. Quel a été votre parcours jusqu’à cette élection ?
Anne Dhulesia : Je suis diplômée de l’École Normale Supérieure (ULM-Master Chimie, 2006, ndlr) et de Cambridge (Chimie biophysique, 2010, ndlr). Depuis, je suis restée en Grande-Bretagne. Après quelques années de thèse, j’avais envie de me rapprocher d’une partie qui m’intéressait particulièrement, la commercialisation de l’innovation, par exemple par le biais des médicaments, pour les patients. C’est pour cela que j’ai souhaité intégrer le conseil en stratégie. L.E.K., en 2010, avait déjà une réputation solide dans le domaine de la santé en Grande-Bretagne, mais avec une toute petite équipe Life Science en Europe par rapport à ce qu’elle est maintenant. En quelques années, elle a beaucoup grandi ; nous sommes passés de 5 à plus de 100, et ce secteur au sens large représente environ une moitié de l’activité globale du cabinet.
Pourquoi, selon vous, avez-vous été élue par vos pairs pour diriger le bureau de Paris, alors que votre carrière s’est déroulée à Londres ?
Comme responsable Europe Life Science, je passais de plus en plus de temps avec des clients français. C’est une transition assez naturelle au sein de la structure européenne qui vit une période de forte sectorisation, notamment en renforçant les équipes dédiées. Et puis, il y a de vraies similarités entre l’entité Life Science Europe et le bureau de Paris en termes de taille. Enfin, j’ai été, toutes ces années, assez proche du côté opérationnel, par exemple en suivant de très près les recrutements dans mon secteur.
L.E.K. Paris ne compte historiquement qu’une seule femme partner. Clare Chatfield, après 35 ans de cabinet, a pris sa retraite. Comment comptez-vous faire changer les choses ?
C’est un sujet que l’on regarde tout le temps. J’ai bien conscience qu’il est nécessaire que tout le monde évolue. Personnellement, je ne me suis jamais sentie différente parce que j’étais femme et j’ai toujours travaillé avec des personnes pour lesquelles ce n’était pas un sujet. Et j’aimerais juste effectivement que ce ne soit plus un sujet.
Quelle feuille de route avez-vous en tant que cheffe de file du bureau de Paris ?
Ma mission continue et s’appuie sur le gros travail de mon prédécesseur, Maxime Julian, qui a fortement développé l’identité du bureau de Paris. Ma mission est avant tout d’accompagner l’agenda de croissance alors que nous avons atteint une taille charnière. C’est une transition pendant laquelle nous devons nous donner les moyens de vraiment grandir avec tout le potentiel de nos équipes, et ce, à tous les grades. Ce que permet l’organisation en sectorisation, c’est aussi de nous positionner sur le corporate dans une vision long terme, au-delà du PE dont nous sommes l’un des leaders.
Et en termes de secteurs ?
Nous avons l’ambition européenne de nous développer sur différents types d’activités avec une nouvelle génération de partners. À Paris, nous allons continuer à développer nos secteurs actuels les plus importants que sont la santé, le consumer, l’industrie, le PE mais aussi pousser sur des secteurs comme l’éducation, la tech…
Un tuyau intéressant à partager ?
Vous avez une information dont le monde devrait entendre parler ? Une rumeur de fusion en cours ? Nous voulons savoir !
commentaire (0)
Soyez le premier à réagir à cette information
France
29/01/26Le 27 janvier, une partie de l’écosystème du conseil français s’est donné rendez-vous à la maison HEC Paris Alumni pour évaluer l’impact de l’IA sur le métier. Consultor y était.
27/01/26Antoine Gastinel, passé par les équipes de Franck Riester et de Sophie Primas, retrouve le BCG comme consultant.
23/01/26Avec cette initiative, le BCG fait entrer dans ses murs des jeunes issus de quartiers populaires. Focus sur un programme conçu pour désamorcer « l’autocensure » et nourrir le « give back » – avec Yahya Daraaoui et Benjamin Sarda.
23/01/26L’année dernière, le cabinet Cylad, axé Industrie basé à Toulouse et à Paris, a enregistré un record en termes de chiffre d’affaires de 34 millions d’euros en croissance de 20 %.
20/01/26L.E.K. élit un nouveau partner à Paris, 3 ans après son recrutement en provenance d’Alvarez & MarsalL’heureux élu, issu de l’interne donc, se nomme Sébastien Beausoleil.
17/01/26C’est avec une profonde émotion que nous avons appris le décès de Stéphanie Mingardon, survenu le 27 décembre dernier. La senior partner du BCG nous a quittés à l’âge de 50 ans.
16/01/26CMI propose à des organismes d’intérêt général un accompagnement en conseil stratégique et organisationnel, pro bono.
14/01/26Près de 12 ans après son arrivée chez Bain, le consultant dédié à l’industrie, Éric Ballu-Samuel, est promu partner, tout comme Paul Quipourt, depuis 9 ans au sein du cabinet.
14/01/26L’ancienne consultante de McKinsey, Marguerite Cazeneuve, 35 ans, quitte son poste de DG déléguée de la CNAM pour rejoindre Raphaël Glucksmann dans sa course à la présidentielle 2027. En qualité de numéro 2 de la Caisse nationale d’assurance maladie, Marguerite Cazeneuve avait ainsi endossé il y a près de 5 ans cette haute fonction de pouvoir, budgétaire (plus de 260 milliards d’euros gérés) et sanitaire.