Oliver Wyman : un CA en hausse de 13 % au T1 2024, malgré un contexte chahuté
À la fin de chaque trimestre, la maison-mère du cabinet Oliver Wyman, Marsh & McLennan Companies, publie ses résultats. En janvier, février et mars 2024, le chiffre d’affaires d’OW a atteint 789 millions de dollars.
- L’IA dope le chiffre d’affaires d’Oliver Wyman au T1 2026
- Oliver Wyman signe une année 2025 record avec un chiffre d’affaires de 3,6 milliards de dollars, en hausse de 6 %
- Oliver Wyman réalise le 2e meilleur chiffre d’affaires de son histoire au 3e trimestre 2025
- Oliver Wyman confirme sa croissance de 5 à 6 % en 2025 grâce au dynamisme de la région Amériques
- Oliver Wyman, T1 2025 : un chiffre d’affaires porté par « l’évolution des grandes questions de nos clients » selon son CEO Monde
- Simon-Kucher publie ses revenus 2024 et célèbre « 40 ans de croissance »
- Oliver Wyman : un chiffre d’affaires de 3,4 milliards de dollars en 2024, en hausse de 9%
- T2 2024 : Oliver Wyman poursuit sa croissance et lance son offre IA
Un chiffre d’affaires en hausse de 13 % par rapport au 1er trimestre 2023, qui accuse toutefois une baisse de 8 % par rapport au 4e trimestre 2023 — sachant que ce dernier avait été le meilleur réalisé par le cabinet depuis 2010.
À l’inverse, le 1er trimestre 2023 avait connu un « démarrage lent » pour Oliver Wyman — comme l’a exprimé Mark McGivney, directeur financier de Marsh & McLennan Companies, lors du call trimestriel de présentation des résultats de la société, le 18 avril dernier.
à lire aussi
+ 25 % en 2021, + 11 % en 2022 : après 2 années de très forte croissance, le géant du conseil américain marque le pas en 2023 avec un chiffre d’affaires en hausse de 5 % seulement, à 12,3 milliards de dollars. L’augmentation de ses effectifs se fait plus ténue également.
De son côté, le président et CEO d’Oliver Wyman, Nick Studer, s’est félicité des 13 % d’augmentation du chiffre d’affaires du cabinet, « dans un environnement difficile pour de nombreuses autres structures de conseil ».
Parmi les secteurs qui se sont « bien développés », on trouve les TMT, la santé et le secteur bancaire, qui a connu un rebond du private equity malgré une forte contraction du marché des transactions — le travail du cabinet sur la performance des sociétés de portefeuille ayant permis de compenser cette baisse. Selon Nick Studer, l’assurance s’est également développée.
Quant aux 4 grandes régions dans lesquelles le cabinet déploie ses activités (EMEA, États-Unis & Canada, Asie-Pacifique, Amérique latine), elles ont connu une croissance « assez forte » pour le conseil en stratégie.
Signe sans doute d’un contexte malgré tout tendu, Nick Studer s’est montré prudent en estimant que le cabinet « a gagné des parts de marché au cours des dernières années », tout en se gardant de proposer une « vision à 2 ans », suivant ainsi les recommandations de John Doyle, le président et CEO de Marsh & McLennan Companies. Pour la suite du cycle, Nick Studer table sur une croissance « à un chiffre d’Oliver Wyman, dans une fourchette moyenne à élevée ».
Le chiffre d’affaires d’Oliver Wyman représente 12 % de celui de MMC
Au total, la maison-mère d’Oliver Wyman réalise un chiffre d’affaires de 6,5 milliards de dollars au 1er trimestre 2024, en hausse de 9 %.
En son sein, en matière de hausse, Oliver Wyman mène la danse avec ses + 13 %, le chiffre d’affaires de Marsh connaissant une hausse de 8 % par rapport au T1 2023 tout comme celui de Guy Carpenter — et celui de Mercer, de 6 %.
À noter, en ce T1 2024 : la finalisation de l’acquisition de SeaTec par Oliver Wyman, qui étend ainsi ses capacités dans les secteurs de l’aviation, du transport et de la défense. En février 2024, le cabinet a également annoncé le rachat du cabinet Innopay, spécialiste des transactions numériques.
Parmi les facteurs de croissance de Marsh & McLennan Companies, le directeur financier de la société a mis l’accent sur le développement d’une solution nommée Sentrisk, basée sur « la perspective et les capacités de Marsh et d’Oliver Wyman pour identifier les principaux risques dans les chaînes d’approvisionnement de leurs clients ».
Dans ce cadre, « un modèle de jumeau numérique de la supply chain d’un client » peut être créé, « pour fournir une évaluation de la vulnérabilité basée sur des scénarios » permettant d’appréhender les risques. Un produit qui aiderait déjà des clients dans plusieurs secteurs — bancaire, manufacturier, aéronautique et de la défense.
Un tuyau intéressant à partager ?
Vous avez une information dont le monde devrait entendre parler ? Une rumeur de fusion en cours ? Nous voulons savoir !
commentaire (0)
Soyez le premier à réagir à cette information
Monde
28/05/26Un directeur de Kearney au bureau d’Abou Dabi a diffusé à sa communauté un titre « Drum & Bass » effréné où il décrit le quotidien de ses pairs.
25/05/26Le royaume aurait également gelé certains paiements dus aux cabinets occidentaux – jusqu’en juillet.
25/05/26François de Bodinat rejoint Oliver Wyman à Newcastle comme managing director products & assets.
19/05/26CIB Consulting & Transformation ouvre à Mumbai et recrute notamment deux profils seniors pour piloter son développement local.
18/05/26Le cabinet évoque la simplification d’un système de rémunération devenu complexe.
09/05/26D’ici la fin de l’été, McKinsey aura déployé mondialement des agents IA pour affecter des consultants sur les missions – alors que la perspective d'une réduction de 10 % de ses fonctions support avait fuité en décembre 2025.
07/05/26Managing partner France-Maroc depuis 2024, Matteo Ainardi conserve ses fonctions et voit son périmètre élargi.
29/04/26L’impact de l’intelligence artificielle sur le métier de consultant en stratégie ne fait pas l’unanimité. Dans ce premier volet, nous donnons la parole à un chercheur australien, coauteur d’une étude démontrant que les LLM sont incapables de faire de la bonne stratégie.
27/04/2614,4 milliards de dollars de chiffre d’affaires au niveau mondial en 2025 : le BCG réalise une 22e année consécutive de croissance.