Chez McKinsey, célébration fastueuse du centenaire… et réductions d’effectifs
Alors que le cabinet a ouvert les célébrations de ses 100 ans à Chicago avec Oprah Winfrey en invitée surprise, McKinsey prépare en coulisses une réduction d’environ 10 % de ses fonctions support.
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Le contraste est saisissant. D’un côté, un centenaire célébré en grande pompe, entouré de dirigeants mondiaux et de figures iconiques – comme l’a rapporté Bloomberg dans un article du 15 décembre. De l’autre, un message interne beaucoup plus sobre : McKinsey doit se mettre au régime, dans un marché du conseil moins porteur, impacté par l’explosion de la GenAI.
Oprah, le centenaire… et un grand écart
Fin octobre, des milliers d’associés se sont réunis à Chicago, berceau historique de McKinsey, pour lancer les célébrations des 100 ans du cabinet fondé en 1926 par James McKinsey.
La liste des invités donnait le ton : l’ex-CEO monde Dominic Barton, désormais président du groupe minier Rio Tinto, Ryan McInerney, CEO du leader mondial des paiements numériques Visa, ou encore l’ancienne secrétaire d’État Condoleezza Rice. Sans oublier l’apparition surprise d’Oprah Winfrey, venue apporter une touche de glam’ à l’événement.
Sur scène, l’actuel CEO monde Bob Sternfels a cherché à galvaniser ses troupes, promettant un retour à des jours meilleurs après un cycle marqué, notamment, par les conséquences délétères du scandale des opioïdes en Amérique du Nord – en termes de réputation et sur le plan financier.
10 % de réduction des fonctions support en ligne de mire
En parallèle de ces célébrations, le cabinet a engagé des discussions beaucoup plus pragmatiques. Selon des sources proches du dossier, McKinsey prévoit de réduire d’environ 10 % les effectifs de ses fonctions « non directement en contact avec les clients », soit potentiellement plusieurs milliers de postes échelonnés sur les 18 à 24 prochains mois.
Une cure d’amaigrissement qui s’inscrit dans la continuité des ajustements entamés depuis 2023, lorsque le « Projet Magnolia » avait déjà conduit à environ 1 400 suppressions de postes.
Depuis le pic atteint en 2022 (jusqu’à 45 000 salariés), les effectifs sont redescendus autour de 40 000, tandis que le chiffre d’affaires plafonnerait entre 15 et 16 milliards de dollars depuis 5 ans
Le message officiel reste prudent. « De la même manière que nous accompagnons nos clients pour renforcer leurs organisations, nous menons notre propre démarche visant à améliorer l’efficacité et l’efficience de nos fonctions support », explique un porte-parole du cabinet, qui souligne néanmoins la poursuite des recrutements de consultants.
L’IA comme accélérateur – ou justificatif ?
Ces nouvelles coupes font écho à d’autres. Ainsi, à la mi-novembre, McKinsey a déjà supprimé 200 postes dans ses équipes technologiques, en mettant en avant « les opportunités offertes par l’IA ».
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Le cabinet vient de supprimer 200 postes dans ses équipes tech, et d’autres pourraient suivre. Motif avancé : « Les opportunités offertes par l’IA ».
Le cabinet examinerait désormais de façon systématique les tâches susceptibles d’être automatisées.
Dans un secteur sous pression, McKinsey assume une réallocation de ses ressources. « Nous continuerons d’embaucher du personnel déployé chez nos clients », rappelait Bob Sternfels en septembre dernier dans une interview TV donnée à Bloomberg.
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