Scandale des opioïdes : l’addition s’alourdit de 78 M$ pour McKinsey
Trois ans après avoir noué un faramineux accord transactionnel avec le gouvernement fédéral américain pour sa responsabilité dans la crise de dépendance aux antidouleurs, McKinsey accepte de régler 78 millions de dollars supplémentaires aux acteurs de l’assurance santé aux États-Unis.
- Scandale des opioïdes : la facture grimpe à 1,7 milliard de dollars pour McKinsey
- Roche coupe dans ses dépenses de conseil à l’exception du conseil en strat
- Affaire Gaza : le BCG s’enfonce dans la crise
- Ipsen France dirigé par une ancienne partner de McKinsey
- Opioïdes : McKinsey pénalement responsable pour ses conseils et privé de certaines missions pharma
- Corruption : McKinsey solde le scandale sud-africain pour 123 millions de dollars
- Opioïdes : une addition vertigineuse de 1,5 milliard de dollars pour McKinsey aux USA
- McKinsey au cœur d’une enquête criminelle du ministère de la Justice américain
Le cabinet de conseil en stratégie accepte de payer 78 millions de dollars pour conclure un accord avec les acteurs de l’assurance santé qui mettaient en cause ses missions pour les sociétés pharmaceutiques, et notamment le fabricant de l’OxyContin, Purdue Pharma.
L’accord a été révélé mardi 26 décembre dans des documents déposés devant le tribunal fédéral de San Francisco (source : Reuters). Le règlement doit encore être approuvé par un juge.
Aux termes de l’accord, McKinsey alimente un fonds pour rembourser aux acteurs de l’assurance santé, assureurs ou régimes d’assurance maladie privés, une partie ou la totalité de leurs coûts liés aux ordonnances d’opioïdes.
à lire aussi
Paiement colossal équivalent à 5 % de son chiffre d’affaires annuel, nouvelles règles de protection contre les conflits d’intérêts dans le secteur public, obligation d’archiver tous les documents de chacune de ses missions : l’accord conclu par McKinsey avec une cinquantaine de procureurs généraux le 4 février est retentissant. Il pourrait avoir des impacts sur ses recrutements.
Invité à commenter, McKinsey renvoie vers la déclaration publiée par la société en septembre : « Comme nous l’avons déclaré précédemment, nous continuons de croire que notre travail passé était légal et nions les allégations contraires », ajoutant qu’elle était parvenue à un règlement pour éviter un litige prolongé et rappelant qu’elle avait arrêté toute mission pour tout acteur en lien avec les opioïdes depuis 2019.
Près d’un milliard d’euros réglés aux USA
Il s’agit du dernier d’une série d’accords conclus par McKinsey pour résoudre les poursuites judiciaires liées à l’épidémie d’opioïdes aux États-Unis.
Alors que le premier accord avait secoué la réputation du cabinet et nombre de ses équipes en interne, l’impact semble aujourd’hui circonscrit aux contributions financières de l’ensemble des associés du cabinet dans le monde pour payer ces transactions, sans impact sur la marque employeur ou les recrutements, par exemple en France.
Reuters indique ainsi que McKinsey a déjà payé 641,5 millions de dollars pour résoudre les réclamations des procureurs généraux des États et 230 millions de dollars supplémentaires pour résoudre les réclamations des collectivités territoriales et les établissements scolaires, et a également trouvé des accords avec les tribus amérindiennes.
Le Canada emboîte désormais le pas avec une première action menée par le gouvernement de la province de Colombie britannique.
Un tuyau intéressant à partager ?
Vous avez une information dont le monde devrait entendre parler ? Une rumeur de fusion en cours ? Nous voulons savoir !
commentaire (0)
Soyez le premier à réagir à cette information
pharmacie - santé
30/04/26Le cabinet EY-Parthenon a conseillé le finlandais Revenio dans l’acquisition de Visionix, acteur français des soins oculaires.
13/04/26Une ligne de plus dans une addition vertigineuse : le nouvel accord signé par McKinsey va délester le cabinet de 125 millions de dollars supplémentaires – dans le cadre de la procédure de faillite de Purdue Pharma.
30/03/26Malgré quelques succès éclatants, comme Abivax, l’écosystème de santé français peine toujours à traduire la recherche et l’innovation en réussites entrepreneuriales ; mais il se soigne.
30/03/26Toute nouvelle mission devra désormais être validée par le directeur financier du groupe pharmaceutique suisse.
17/03/26La décision inattendue du conseil d’administration du groupe pharmaceutique vient sanctionner la stratégie de l’ex-CEO et projette une image fragilisée du laboratoire.
16/03/26Auriane Cano-Chancel, qui dirigeait l’oncologie-hématologie en France depuis 2022, s’apprête à prendre la tête du laboratoire dans notre pays.
05/02/26CVA nomme deux nouveaux partners issus de ses rangs. Thierry Rigoine de Fougerolles, basé à Paris, et Lina Chakir, à Boston.
31/01/26Eric Halioua, serial-entrepreneur dans les biotechs, rejoint la startup lyonnaise ErVimmune en tant qu’executive chairman of the board.
05/12/25L’ancienne consultante Mathilde Marret est la directrice de la stratégie de l’un des leaders mondiaux du diagnostic en médecine nucléaire.