Cepton avalé par un spécialiste néerlandais de la santé
Cepton, le cabinet français de conseil en stratégie dédié à l’industrie pharmaceutique, annonce sa fusion avec l’un de ses concurrents néerlandais, Vintura. Le cabinet appartient au groupe PharmaLex, fournisseur de services spécialisés (holistiques) pour les industries pharma, biotech et médicale.
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Vintura passe ainsi actionnaire majoritaire de Cepton aux côtés des associés historiques du cabinet français. La nouvelle entité compte désormais une centaine de consultants (40 en France) et un partnership de douze associés (dont six en France). « Cela ne s’est pas fait en un jour. Et Cepton n’était pas à vendre. Nous discutons avec Vintura depuis trois ans. Nous avons eu plusieurs projets communs, et il me semblait que ce rapprochement était le meilleur moyen pour continuer à faire croitre Cepton, mais également pour continuer à préparer la transmission », commente à Consultor Jean Reboullet, le fondateur-président de Cepton, qui compte tranquillement passer la main d’ici deux ans à l’âge de 63 ans.
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Cepton, le spécialiste de la pharma, de la biotech ou des medical device s’apprête à célébrer ses quinze ans d’existence cette année. Un anniversaire que pourra fêter le cabinet avec des effectifs qui continuent d'augmenter, une expertise reconnue dans son secteur et des perspectives de croissance post-covid qui pourraient faire des envieux. Pour le président-fondateur Jean Reboullet, le défi est multiple à présent : doubler de taille d’ici cinq ans tout en préparant la transmission avec, entre autres, la promotion toute récente de trois consultants comme associate partners.
Cette fusion, via une nouvelle société, vise à offrir une proposition de valeur globale aux clients de l’industrie des sciences de la vie et de la santé des principaux marchés européens. « Nous sommes très complémentaires. Cepton apporte une expertise pour le Private Equity, Vintura apporte sa connaissance des services aux prestataires de soins de santé », complète Jean Reboullet. En effet, Cepton, qui réalise 40 % de son activité dans le PE, entend bien également capitaliser cette fusion pour se développer sur ce secteur, particulièrement en Grande-Bretagne et en Allemagne.
Un même secteur, mais des clients quelque peu différents. Vintura est très implantée auprès des grandes sociétés pharmaceutiques ; Cepton est plus axé sur les sociétés pharmaceutiques de taille moyenne, les biotechs, le capital-investissement et le capital-risque. Selon son fondateur, « cette présence en Europe va avoir plus d’impact pour les comptes globaux, surtout sur les Big Pharma, ce qui va compléter notre clientèle. Vintura est également très actif auprès des systèmes hospitaliers ». Grâce à cette fusion, Cepton va aussi pouvoir s’appuyer sur les bureaux du cabinet néerlandais, déjà implanté au Benelux, en Allemagne, en Grande-Bretagne, et bientôt en Italie. Un véritable driver de ce rapprochement aux yeux de Jean Reboullet. Échange de bons procédés, Vintura bénéficie du bureau français afin de servir ses clients (actuels et nouveaux) sur l’un des cinq premiers marchés européens du secteur santé qu’est la France.
Le cabinet Cepton va également profiter du vaste réseau de PharmaLex tout comme de ses capacités financières. « Nous avons la possibilité de faire du build-up afin de continuer la croissance de notre cabinet, soit en croissance organique soit en acquisition », explique Jean Reboullet.
Pour l’instant, pas de changement de nom pour Cepton. Le cabinet intervient encore sous sa marque en France pendant quelque temps. En revanche, c’est bien sous le label Vintura qu’il intervient à l’étranger.
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