PMP Strategy installe deux antennes à Seattle et Dubaï
PMP Strategy passe la barre des 10 bureaux, dont 9 à l’international, à l’occasion des 20 ans de sa création. Après le Luxemburg en mars dernier, Madrid et Toronto en 2022, et Londres en 2021, le cabinet PMP Strategy, 150 consultants, dont 100 à Paris, annonce l’ouverture simultanée de deux bureaux aux États-Unis et aux Émirats arabes unis, à Seattle et à Dubaï.
La conséquence logique de l’accélération du développement du cabinet depuis 3 ans, dont l’international est l’un des leviers, pour Gilles Vaqué, président et managing partner de PMP Strategy.
« Nous avons 3 hubs clés : l’Europe, que nous avons récemment développée, l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient, avec trois objectifs distincts. En Europe, nos secteurs et nos offres sont transfrontaliers, et nous avons notamment renforcé notre practice Services financiers durant les 18 derniers mois, ainsi que monté une équipe dédiée deal Private equity et lancé une nouvelle activité décarbonisation. Sur l’Amérique du Nord, il est clair que nous étions très actifs jusqu’à présent auprès des fonds d’investissement et des opérateurs télécoms. À un moment donné, il est devenu important d’avoir une équipe locale sur place. Nous travaillons également pour étendre notre présence sur le côté est d’ici l’année prochaine. Nous avons eu la chance de faire revenir un ancien membre de PMP Strategy, Grégorie Clayes (ex-Vertone et PMP Strategy entre 2006 et 2008), parti depuis 12 ans à Seattle. Il nous rejoint pour lancer PMP Strategy avec un fort tropisme Data, Tech, Digital : nos clients sont les leaders de la tech de la côte Ouest », détaille à Consultor Gilles Vaqué.
La région Middle East, troisième hub clé pour le cabinet, était jusqu’à présent avant tout servie par le bureau de Casablanca, ouvert depuis 10 ans. Et là encore, c’est une opportunité humaine qui s’est présentée pour la gouvernance. Firas Mhedhebi, depuis un an chez PMP, un ancien consultant de Roland Berger (2011-2015), spécialiste des fonds d’investissement et du private equity, a proposé de développer le bureau dubaïote, accompagné par deux associate partners issus du bureau de Casablanca.
« Les investisseurs sont très dynamiques dans cette région et ont une vision de long terme dans les secteurs où nous sommes forts, comme les énergies renouvelables, les transports green, l’agriculture du futur, les infra telco, la tech et soft, la fintech. Notre implantation locale était devenue urgente. Nous cherchons d’une part à créer des équipes locales pour parler aux clients locaux, mais aussi permettre à tous les consultants de l’ensemble de nos bureaux de pouvoir être mobiles s’ils le souhaitent. Notre chance, c’est d’avoir un seul et unique P&L pour tout le cabinet, un seul staffing, cela facilite les moves et la mutualisation. »
Les bureaux de Seattle et de Dubaï vont commencer à petite échelle, un partner en local épaulé par deux à trois consultants. « C’est notre spécificité de “one company” que de pouvoir créer de petites structures, qui vont être renforcées quand nécessaire par les équipes des autres bureaux. Nous n’avons pas de stratégie prédéfinie quant à l’ouverture de bureaux, cela se fait en fonction des équipes que nous trouvons sur place. En général, nous commençons avec un ou deux partners, et pas plus de cinq consultants par partner. Et nous les développons au fur et à mesure des opportunités. »
PMP Strategy, 20 ans d’âge, en croissance de deux chiffres par an ces dernières années, cherche ainsi à déployer à l’international son cœur de business, porté par quatre secteurs – les TMT, 40 % de l’activité, l’énergie (avec une orientation nouvelle énergies), les transports (notamment les nouvelles mobilités décarbonées) et les services financiers –, et deux offres transverses : le conseil aux CFO (et pilotage ZSG) et le conseil dans le digital/e-commerce (porté par 3 partners dédiés).
« Il ne faut pas oublier que nous sommes en compétition face aux gros cabinets, on reste encore la start-up du conseil en stratégie. Ce qui fait notre force, c’est que comme sommes petits, nos bureaux atteignent la taille critique à 15-20 consultants, nous bénéficions de la synergie de staffing partagé, ce qui facilite les déplacements et la mutualisation pour rester agiles. »
L’ouverture d’autres bureaux à l’étranger sont déjà en ligne de mire pour cette année anniversaire, aux US, mais aussi en Allemagne, où le secteur des services financiers et transport est extrêmement dynamique.
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