- Marché public : pourquoi la région PACA a de nouveau choisi CMI
- Crypto : banques et consultants à l'heure du choix
- La nouvelle DG de Revolut pour l’Europe de l’Ouest est passée par McKinsey
- La cellule d’urgence de Bercy dédiée aux entreprises en difficulté en appelle aux consultants pour les deux prochaines années
- Oliver Wyman se renforce sur la conformité
- Restructurations d'entreprises : Bercy cherche des consultants pour les vingt-quatre prochains mois
- Oliver Wyman aux côtés de l’État italien pour la vente de quatre banques
- Un rapport d'AlixPartners au coeur des débats en Bulgarie
Tendance récurrente
Le phénomène n’est pas totalement nouveau, et s’il existe toujours un flux de ressources allant des banques vers le conseil de direction générale, il s’observe surtout sur des populations bien spécifiques, particulièrement des auditeurs internes ou des inspecteurs (inspection générale) qui ont gouté à la mission de haut niveau et souhaitent élargir leurs horizons. Cette transhumance existe depuis toujours mais elle est limitée.
Ce qui est plus nouveau, c’est l’afflux important de candidatures émanant de prestigieux établissements de la city notamment, de profils BFI (la banque de financement) ; On ne voit pas juste se positionner des collaborateurs travaillant sur les CDO ou autre produits requalifiés de toxiques récemment, il y a également beaucoup de mouvements de profils « marché », financements structurés et même banque d’affaires.
Pour être tout à fait précis, on avait déjà observé une vague de candidatures similaires en 2008/2009, au plus haut de la crise.
Finalement, pour les hauts potentiels passés par les plus belles maisons financières, le conseil en strat ne ferait-il pas office de backup, de valeur refuge ?
Évidemment cet intérêt ne tient pas à une prise de conscience soudaine de l’intérêt du métier de consultant, il tient surtout à la disparition d’un certain nombre de postes dans les banques, voir d’un certain nombre de métiers, principalement en banque d’investissement. On sait que la SG raie actuellement des centaines de postes de ses organigrammes, la BNP ferme, mute, restructure également des services entiers, et les recasages ne sont pas toujours très excitants. Du coup, on actionne le fameux « BtoC » (back to consulting).
Contrairement à l’industrie bancaire elle-même, le conseil en banque se porte plutôt bien en France. Il est schématiquement limité à la banque de détail et aux métiers du risque, mais certains « quants » peuvent trouver des points de chute assez facilement, idem pour des actuaires. Les missions Bale III et Solvancy II donnent encore pas mal de grain à moudre aux cabinets de conseil, les sujets de compliance également. Ces types de demandes des clients a d’ailleurs un impact sur le positionnement des cabinets, qui interviennent sur des sujets plus opérationnels avec une demande d’expertise accrue. Les missions changent, leur intérêt déclinent (d’un point de vue purement intellectuel) mais le besoin de consultants est bien là. Quelques opérations exceptionnelles, BNP/Fortis par exemple pour le Boston Consulting Group, ont donné du grain à moudre pour refondre les organisations à une centaine de consultants en stratégie durant des mois en 2011. C’est aujourd’hui Roland Berger qui déploie un gigantesque projet de compétitivité, toujours à la BNP.
Dire que les banquiers sont les bienvenus dans les cabinets de conseil serait une erreur.
La banque d’affaire et le private equity sont les compétiteurs classiques du consulting à la sortie des meilleures formations. On peut dire qu’il y a là l’opposition de styles entre, pardonnez le cliché, une carrière « bankable » et une carrière intellectuellement stimulante. Vous l’aurez compris, les consultants considèrent qu’ils ont choisi le bon côté de la force. Voir revenir, parfois pénitents, les golden boys de la finance n’est pas pour leur déplaire, mais souvent, l’intégration est compliquée.
En effet, les modes opératoires et les expériences des anciens de la banque sont peu valorisés au sein d’une structure de conseil. Souvent les salaires sont décalés, et les cultures bien différentes. Du coup, les « transferts » sont très rares. On observe que ceux qui passent entre les mailles sont souvent jeunes (moins de 28 ans), et souvent passés par du private equity plutôt que par des métiers bancaires plus classiques. Et ils acceptent en outre de recommencer quasiment au début…
Consultor, portail du conseil en stratégie- 01/03/2012
Un tuyau intéressant à partager ?
Vous avez une information dont le monde devrait entendre parler ? Une rumeur de fusion en cours ? Nous voulons savoir !
commentaire (0)
Soyez le premier à réagir à cette information
France
10/04/26Après s’être rapproché du cabinet néerlandais Vintura en 2022, Cepton Stratégies entame un nouveau chapitre avec une équipe dirigeante renouvelée.
08/04/26Les deux heureux élus, Frédéric Duclos et Clément Samson, font partie des sept nouveaux associés du cabinet au niveau mondial.
07/04/26Le fonds Azulis Capital prend une participation minoritaire au capital de Mews Partners « afin d'accélérer la transmission et le plan de développement du cabinet pour doubler de taille à horizon 2030 », comme l’annonce le cabinet.
02/04/26Figure historique du cabinet, Marc-André Kamel succède à Ada Di Marzo, qui pilotait le bureau parisien depuis 2019.
27/03/26Anne Moore, depuis 3 ans chez Roland Berger en Sciences de la vie/santé, arrive au sein du pôle stratégie d’Eight Advisory.
26/03/26En 15 mois, près de la moitié du partnership de Kearney a quitté le cabinet. Consultor a recueilli les témoignages de plusieurs anciens associés.
24/03/26Bertrand Semaille nous a quittés dans la semaine du 16 mars 2026.
24/03/26« 40 ans… l’âge où l’on devient ce que l’on est ! » Le cabinet CMI fête en ces mots ses 40 années d’existence.
20/03/26Afin de répondre à un marché qui ne connaît pas la crise, l’aéro-défense, Roland Berger vient de recruter un nouveau partner dédié : Antoine Kimmel.