Pourquoi Oliver Wyman a entièrement repensé ses bureaux parisiens
Le 21 mai dernier, le cabinet a inauguré ses « nouveaux » locaux entièrement rénovés. Derrière ce projet mené sous la houlette d’Éric Ciampi, une conviction : la valeur du conseil continuera à se jouer dans la qualité des interactions humaines.
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Oliver Wyman a finalement choisi de rester dans ses locaux du 1, rue Euler dans le 8e arrondissement – et de les transformer en profondeur plutôt que de déménager.
Le projet, piloté par le partner Eric Ciampi, en charge de la practice Opérations et Head of Paris Office jusqu’à l’an dernier (Hugues Havrin lui ayant succédé), est né d’une réflexion lancée près de 2 ans avant le début des travaux.
La question du bail a déclenché le projet
Le cabinet occupait ces locaux depuis 2015 et le bail arrivait à échéance. « Nous nous sommes posé beaucoup de questions, avons étudié le marché et visité, pour finalement être certains que nous étions bien là où nous étions », raconte Éric Ciampi. La décision de rester a toutefois conduit à une rénovation complète des espaces occupés par le cabinet.
Le chantier a été lancé il y a 1 an, après une phase de réflexion sur « ce que sera le métier de consultant de demain » et sur la façon dont les équipes vont travailler dans un environnement post-Covid – alors que l’IA bouscule les usages.
Quatre objectifs ont guidé la conception : offrir un espace client « premium sans ostentation », rendre les espaces « beaucoup plus agiles », renforcer les lieux d’échanges informels et faire de l’ensemble des bureaux des lieux plus chaleureux, lumineux et végétalisés. Ceci en lien avec une consultation organisée dans l’après-Covid, dont les insights ont été réutilisés et enrichis.
« Notre métier aujourd’hui, notre métier demain, se justifiera par les interactions humaines entre nos consultants et nos partners, entre nos équipes au sens large et nos clients », insiste Éric Ciampi.
Un bureau pensé pour plusieurs modes de travail dans la même journée
La surface occupée est toujours de 3 450 mètres carrés. « Le ressenti, c’est que les bureaux sont beaucoup plus grands », observe toutefois Éric Ciampi, qui souligne que des zones auparavant peu utilisées ont été retravaillées.
Les anciens open spaces ont été complétés par des phone booths, une « creative room », des espaces projet pour les due diligences et des zones de concentration. « Parce qu’un consultant alterne, au cours d’une même journée, travail individuel, appels clients, brainstorming et cocréation. »
La terrasse intérieure a été repensée et la surface du lounge est passée d’environ 100 mètres carrés à plus de 200 mètres carrés, avec plusieurs configurations : déjeuners à 2 ou 3, repas d’équipe, zones plus confidentielles pour les déjeuners de travail. « Nous croyons vraiment à l’aspect team building, aux relations interpersonnelles entre les collaborateurs », indique l’associé.
À noter que les nouveaux bureaux d’Oliver Wyman accueillent des œuvres d’art contemporain, sélectionnées pour ponctuer les espaces clients et les lieux de vie. Un système d’abonnement permettra de les renouveler tous les 6 mois.
Casser les silos et accompagner la croissance
Au-delà de l’architecture, le cabinet a voulu modifier l’organisation des plateaux. « Nous souhaitions générer beaucoup plus de partage entre les communautés », explique Éric Ciampi. Consultants, partners, assistants et fonctions support d’une même practice sont désormais regroupés sur des plateaux communs.
Le chantier a été mené avec le groupe Parella (conseil immobilier, architecture et aménagement des espaces), qui a accompagné Oliver Wyman sur le projet « end-to-end », du design intérieur aux sujets techniques de chauffage ou refroidissement. En interne, Éric Ciampi avait constitué quatre groupes de travail – sur l’aménagement des espaces, la communication (via des « ambassadeurs »), la techno-IT, et l’offre de services.
Les travaux se sont déroulés par phases successives pour maintenir l’activité du bureau. Le cabinet n’a complètement fermé ses locaux que durant une courte période en août dernier. « Nous avions peur que les gens prennent goût à un usage accru du télétravail, mais, dans les faits, nous avons plutôt dû répondre à une forte envie des équipes de se retrouver sur site – tout en conservant les bénéfices d’une organisation hybride. »
La rénovation s’inscrit enfin dans une logique de développement. Oliver Wyman, qui revendique une croissance « de plus de 2 chiffres sur 2025 et sur début 2026 à Paris [+ 6 % au niveau mondial en 2025, ndlr] », a accueilli non moins de 7 nouveaux partners depuis juin 2025 – dont 5 issus de Kearney, comme Consultor s’en est fait l’écho – tout en se dotant d’une équipe data à Paris. « Les bureaux, c’est un peu un outil au service de la stratégie et aussi, bien entendu, un outil pour l’attractivité des talents », résume Éric Ciampi.
Le cabinet prévoit plus de 100 recrutements au sein du bureau parisien en 2026, les nouveaux espaces ayant été dimensionnés pour pouvoir absorber les nouveaux arrivants.
« Il y a à peu près 1 an, alors que nous étions en séminaire, je m’étais engagé auprès des équipes parisiennes à faire de notre bureau de Paris le plus beau d’Oliver Wyman dans le monde, je suis très fier du résultat obtenu », conclut Éric Ciampi dans un sourire.
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