Le patron de Kea perce au sein de la communauté des entreprises à mission
Arnaud Gangloff, PDG de Kea & Partners, a été élu membre du CA de la Communauté des entreprises à mission qui vient de nommer son premier conseil d’administration.
Créée fin 2018, forte des 180 entreprises qui ont adopté le statut d’entreprise à mission, à l’instar de Kea en 2020 (relire notre article ici), cette communauté a pour mission de promouvoir et de déployer ce modèle d’entreprise prônant une économie plus vertueuse.
« C’était le souhait des cinq membres du bureau et de son président, Emery Jacquillat, d’élargir la gouvernance avec la création de ce conseil d’administration et l’ouverture à des experts externes incontestables, dont Armand Hatchuel, à l’origine de la loi (la loi PACTE de 2019, ndlr) », précise à Consultor Arnaud Gangloff.
Au sein de ce conseil d’administration constitué de onze membres (six hommes, cinq femmes), siègent ainsi des dirigeants de société, dont le président, Emery Jacquillat, CEO de la CAMIF, et la vice-présidente, Laurence Méhaignerie, cofondatrice du fonds de private equity Citizen Capital, ainsi que deux personnes expertes, Armand Hatchuel, donc, et Blandine Mulliez, présidente de la Fondation Entreprendre.
Parmi les membres du CA, pas d’autres stratèges – Kea étant le premier, et encore le seul, cabinet de conseil en stratégie en Europe à devenir société à mission –, mais une ancienne consultante en stratégie, Laurence Grandcolas, fondatrice de MySezame, une entreprise de formation des décideurs à l’innovation sociale, consultante chez Bain & Cie de 2006 à 2010.
Arnaud Gangloff prend cette nouvelle fonction comme un engagement fort : « J’intègre ce conseil d’administration en tant que chef d’entreprise fort d’une expérience récente sur ce modèle inédit et innovant de société à mission et non pas en tant que consultant. Nous avons deux rôles en tant que membres du CA : apporter notre retour d’expérience aux dirigeants en réflexion sur ce sujet et travailler avec l’ensemble des acteurs à un cadre de mise en place opérationnelle du texte de loi. Des groupes de travail vont se constituer, dont Kea fera , car il est important de soutenir un modèle économique et social auquel nous croyons. D’ailleurs, il apparaît d’ores et déjà que c’est un mouvement irréversible. »
Pour preuve, le 20 mars 2020, date de changement de statut du cabinet, Kea & Partners était la 3e entreprise française à faire le choix de société à mission. Fin 2020, elles étaient 88… « 50 % des entreprises du CAC 40 disent qu’elles ont une raison d’être (ndlr, un engagement inscrit dans la loi PACTE). C’est une première étape pour elles avant de sauter le pas », indique Arnaud Gangloff.
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