La foodtech des ex du BCG prend son poids de forme
Les deux entrepreneuses fondatrices au printemps 2022 de la foodtech Foodjer, Fériel Ferrad et Jennifer Cayla, toutes deux alumnis du BCG, viennent de lever 1,1 million d’euros auprès de deux fonds, le français Aonia Ventures, dédié aux concepts innovants, et le luxembourgeois Issarts Capital, mais aussi de Business Angels.
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« Nous avons pu bénéficier du réseau d’alumnis du BCG, notamment ceux investis dans l’univers des start-ups et/ou dans la restauration. Certains nous ont fait confiance en investissant, en nous épaulant et en partageant des conseils pertinents dans la gestion d’entreprise », se réjouissent les co-fondatrices, interrogées par Consultor.
Leur start-up conçoit des marques de restauration dédiées à la livraison de repas et les propose sous un format clé en main à des restaurants existants, en proposant plusieurs marques virtuelles en plus de leur menu existant. « Nous sommes face à un changement de paradigme : en 2023, le postulat selon lequel un restaurant ne distribue que son propre menu est devenu obsolète. Nous avons développé́ une solution qui remplit à la fois les cuisines des restaurants et les assiettes des consommateurs exigeants. Création des marques et du menu, gestion de la chaîne d’approvisionnement, mise en place des outils technologiques, formation du personnel… tout est pris en charge, ce qui permet ainsi aux restaurateurs de se concentrer sur ce qu’ils savent faire de mieux : cuisiner », complètent les co-fondatrices.
Foodjer compte aujourd’hui plus de 30 restaurants virtuels en Île-de-France et 4 marques, et affiche une croissance mensuelle de près de 20 % en 2023. Un marché de la livraison qui devrait atteindre plus de 9 milliards d’euros en 2026 en France.
Cette levée de fonds en pré-seed (capital amorçage) va permettre aux dirigeantes d’accélérer le déploiement de sa solution en lançant une centaine de nouveaux restaurants virtuels sur les 12 prochains mois, notamment en s’implantant « dans toute l’Île-de-France, mais aussi à Lille et Lyon, et tripler les effectifs, en renforçant notamment les équipes opérationnelles, marketing, commerciales et technologiques ».
Leur expérience au BCG a été, selon Fériel Ferrad et Jennifer Cayla, des facteurs clés pour rassurer les potentiels futurs investisseurs sur leurs capacités à gérer Foodjer. « Le business model repose largement sur une excellente gestion des opérations, notamment de la chaîne d’approvisionnement et de la gestion des stocks soutenues par des outils technologiques et par l’intelligence artificielle. En conseil, nous avons pu travailler sur des missions tournées opérations et supply, où la data et l’intelligence artificielle étaient utilisées pour faciliter et améliorer les coûts et/ou les revenus des entreprises. Nous gérons l’ensemble de la chaîne de valeurs, à l’exception de l’exécution des commandes en cuisine, ce qui nécessite rigueur et capacité à jongler d’un sujet à l’autre – approvisionnement, tech, marketing, finance. Nous avons su démontrer ces qualités lors de nos années en conseil. Enfin, le conseil a été une expérience particulièrement enrichissante dans l’apprentissage de la structuration des modules lors d’un projet client. Cette compétence a été mise à profit au niveau d’une société, où il s’agit de structurer et organiser les différents pôles. »
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