Un industriel s’appuie sur Roland Berger pour valider sa technologie de mini-réacteurs nucléaires
Le cabinet a réalisé une étude d’impact sur le programme de construction de SMR (Small Modular Reactors) du groupe néerlandais. Le document justifie la stratégie du commanditaire et chiffre ses effets potentiels sur l’économie des Pays-Bas.
Allseas, l’un des leaders mondiaux de la pose de pipelines en mer, du démantèlement de plateformes marines et de la construction sous-marine, a annoncé en juin dernier sa diversification en direction des SMR, ou mini-réacteurs nucléaires. Roland Berger a reçu la mission d’évaluer l’ampleur des réalisations possibles d’ici 2050, et leurs répercussions économiques, sociales et environnementales. Son rapport a été rendu public le 17 novembre. Il conclut que Allseas pourrait déployer plus de 900 unités d’ici 2050, dont 700 pour assurer la propulsion de navires et 110 pour alimenter des sites industriels. La valeur ajoutée supplémentaire créée pour l’économie néerlandaise s’élèverait à 130 mds € environ sur la même période.

Une alternative moins coûteuse aux énergies renouvelables
Le rapport a été réalisé en 7 semaines entre début septembre et mi-octobre 2025, et repose notamment sur l’interview de 6 experts ou chercheurs du secteur, 3 industriels de la chaîne de valeur du nucléaire et 3 acteurs du marché (clients potentiels). Sa conclusion est que ces SMR apportent une réponse décarbonée, sûre, compétitive et scalable à une variété de problématiques énergétiques. Ils permettraient notamment au transport maritime, qui doit réduire ses émissions de 80 % d’ici 2050, d’atteindre ses objectifs à moindre coût qu’avec les énergies vertes. Tout en réduisant le TCO de moitié par rapport à l’alternative en carburant fossile.
Selon Stephanie Heerema, Project Manager Nuclear Developments chez Allseas, « cette étude démontre que notre petit réacteur modulaire est technologiquement innovant et constitue un atout stratégique pour les Pays-Bas. Grâce à cette technologie, nous pouvons répondre à la demande urgente d’une énergie stable, propre et abordable, tout en créant un produit d’exportation qui accélère la transition énergétique mondiale ».
Une mission inhabituellement technique pour Roland Berger
Le cabinet allemand n’est pas totalement étranger aux études portant sur l’industrie du nucléaire, même s’il est nettement moins présent dans le domaine que certains de ses concurrents (notamment les MBB). C’est à Roland Berger que l’on doit ainsi l’évaluation en 2019 du coût de la construction de 6 EPR en France.
L’étude réalisée pour Allseas tranche cependant sur les précédentes réalisations du cabinet par sa dimension technico-économique. Le cahier des charges incluait le calcul du coût actualisé de l’énergie des SMR d’Allseas comparé à celui d’autres sources d’énergie, l’analyse du potentiel des SMR dans les secteurs maritimes et industriels (y compris les réductions de CO2), l’évaluation d’autres cas d’usage dans l’économie…
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