D’Engie à Siemens Energy, Anne-Laure de Chammard à fond dans la décarbonation
L’ancienne du BCG arrive chez Siemens Energy à Berlin, où elle chapeautera la décarbonation des processus industriels de l'industriel allemand.
Il y a quelques jours, Anne-Laure de Chammard, CEO Energy Solutions International d’ENGIE (depuis mars 2021) et ex-BCGer, annonçait son départ après trois années passées au sein du groupe énergétique français. Elle y était arrivée comme responsable stratégie, innovation, recherche et technologie. Elle a pris les fonctions d’EVP le 1er novembre dernier. Basée à Berlin et membre du comex de Siemens Energy, Anne-Laure de Chammard a la charge du domaine d’activité transformation de l’industrie, l’une des quatre divisions mondiales du groupe allemand dédiées à la décarbonation des processus industriels des clients. Elle est parallèlement responsable des régions Asie Pacifique et Chine.
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Être à la tête de la direction de la stratégie d’un colosse comme le groupe leader de la commercialisation de gaz (transport, distribution, stockage, terminaux) et d’électricité en France et à l’international, qui cumule quelque 60 milliards d’euros de chiffre d’affaires et un effectif de 170 000 personnes… en quoi cela consiste-t-il concrètement ?
Consultor a posé la question à Anne-Laure de Chammard qui à sa sortie de Polytechnique et de Harvard a passé deux années au BCG avant de mener une carrière entre haute fonction publique et secteur privé. Son parcours lui a récemment valu les honneurs du classement des 100 leaders économiques de demain.
Siemens, créé en 1847, spécialisé dans les secteurs de l’énergie, de la santé, de l’industrie et du bâtiment, compte actuellement 91 000 collaborateurs dans plus de 90 pays pour un chiffre d’affaires d’environ 29 milliards d’euros (le groupe est coté au DAX40 à Francfort). « Siemens Energy est l’un des leaders mondiaux des technologies énergétiques et un leader mondial du marché des énergies renouvelables. 1/6e de l’électricité produite dans le monde repose sur ses technologies », note-t-elle sur LinkedIn.
Depuis deux ans, Siemens a démultiplié les acquisitions et cessions d’activités : le groupe a acheté en 2020 l’entreprise indienne C&S Electric (5 000 personnes) pour 267 millions d’euros, cédé sa division Siemens Energy (91 000 employés) via une introduction en bourse d’une valeur de 17 milliards d’euros, et vendu son spécialiste transmission, Flender (8 600 personnes) au fonds Carlyle Group (2 milliards d’euros). En 2021, Siemens a acquis la société de logiciel spécialisée dans le chemin de fer, Sqills (550 M€). En 2022, le groupe a aussi cédé sa filiale dédiée au courrier et au colis à Koerber pour 1,15 milliard d’euros, et sa participation dans sa coentreprise Valeo Siemens Automotive pour 300 M€ à Valeo.
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