CMI Stratégies : itinéraire d’une due diligence vendeur dans l’industrie

Le cabinet de conseil est intervenu pour le fonds Arcole, actionnaire majoritaire du groupe industriel Setic & Pourtier. Récit de l’intérieur par Thierry Collard, dirigeant de l’entreprise.

Consultor
22 Mai. 2026 à 05:00
CMI Stratégies : itinéraire d’une due diligence vendeur dans l’industrie
Machines tournantes pour l'industrie du fil et du câble (© Setic & Pourtier)

«J’ai revendu mon entreprise (encore)», affirme sur LinkedIn Thierry Collard, président de cette entreprise qui conçoit, fabrique et commercialise des machines pour la production de câbles de transport d’énergie et de données. Déjà vendue un première fois en 2018, puis rachetée par ses soins en 2020, l’entreprise a été «contrainte et forcée, pour assurer sa pérennité, d’ouvrir son capital à Arcole en février 2024», nous a expliqué le dirigeant. C’est en prélude aux événements qui ont conduit, tout récemment, à une troisième «vente» (plus exactement l’entrée au capital d’un nouvel investisseur), que CMI Stratégies est intervenu.

«Réaliser une partie de la valeur créée»

L’arrivée du fonds Arcole au capital, début 2024, visait à accompagner le retournement de l’entreprise. Très vite, raconte Thierry Collard, «nous sommes passés à une croissance vigoureuse, avec des fondamentaux renforcés», et ce plus vite qu’anticipé par le fonds. Celui-ci, en 2025, «souhaite alors avoir une vision plus large et appelle CMI pour faire une étude sur le marché du câble et des constructeurs de machines, en vue de construire un nouveau business plan».

Rapidement, «dès la 2e ou 3e réunion», CMI confirme à Arcole que les résultats annoncés par Setic & Pourtier sont bien au rendez-vous, et que la tendance «va durer encore au minimum 2 ou 3 ans». Les gestionnaires du fonds «se sont alors demandé s’il n’était pas temps de réaliser une partie de la valeur créée». L’étude se poursuit dès lors sous forme de vendor due diligence.

L’équipe réunie par CMI, emmenée par le président du cabinet Nicolas Kandel et Julien Deleuze, directeur associé, compte «une dizaine de consultants», estime Thierry Collard. «Notre marché est subdivisé en différents types d’applications; il y avait une équipe par application industrielle et une équipe dédiée aux services.» Par la suite, une fois la due diligence rendue, CMI a continué à «participer aux coffee meetings» avec les investisseurs potentiels, pour défendre et expliquer le document devant les candidats acquéreurs et leurs experts. 

«Une vraie confrontation des points de vue»

«Il y a un point que j’ai beaucoup apprécié, tient à préciser Thierry Collard, c’est le fait qu’il y ait eu une vraie confrontation des points de vue» tout au long du processus d’élaboration de la due diligence. «Semaine après semaine [les consultants de CMI] nous ont soumis leurs résultats. Il y a eu des surprises, dont certaines étaient justifiées, d’autres non, selon nous. Nous avons pu présenter nos arguments. Parfois, ils ont conservé leur approche; parfois, ils ont adapté, affiné leurs conclusions pour tenir compte de nos retours.» Autre bon point : à la fin, le document «présentaiten un tableau leurs conclusions et les nôtres séparément».

Cette expérience positive tranche avec ce qu’a vécu le dirigeant en 2018, lors de la première vente. Le cabinet recruté à l’époque avait réalisé «une étude plus “en chambre”. Ils ont posé des questions, puis se sont retirés avec leurs experts pour revenir à la fin avec leurs conclusions. Il n’y avait pas de discussion possible».

Aux yeux de Thierry Collard, ce travail pédagogique de va-et-vient avec le cabinet est essentiel : «Pour que nous puissions nous approprier le travail effectué, il faut que nous en soyons convaincus nous-mêmes.» En définitive, l’étude «est devenue pour nous un document de travail», au-delà de la recherche d’investisseurs. «Ce n’était pas prévu au départ, mais de la façon dont CMI a travaillé, nous nous sommes retrouvés avec un document à double usage, pour le futur acquéreur et pour l’interne.»

Le processus a finalement abouti fin avril 2026 à l’entrée au capital d’un nouvel investisseur, Kresk Développement, à hauteur de 30 %, Arcole ramenant sa participation à 50 %.

CMI Nicolas Kandel
Consultor
22 Mai. 2026 à 05:00
tuyau

Un tuyau intéressant à partager ?

Vous avez une information dont le monde devrait entendre parler ? Une rumeur de fusion en cours ? Nous voulons savoir !

écrivez en direct à la rédaction !

commentaire (0)

Soyez le premier à réagir à cette information

1024 caractère(s) restant(s).

signaler le commentaire

1024 caractère(s) restant(s).
7 - 1 =

private equity

Adeline
private equity
CMI, Setic & Pourtier, Thierry Collard, fonds Arcole, Kresk Développement, vendor due diligence, private equity, due diligence commerciale, industrie
15501
CMI
Nicolas Kandel
2026-05-22 06:42:44
0
Non
CMI a accompagné le fonds Arcole sur Setic & Pourtier
Mission de vendor due diligence, échanges avec le management, soutien lors des réunions investisseurs : le dirigeant Thierry Collard raconte de l’intérieur l’intervention de CMI pour le fonds Arcole sur Setic & Pourtier.