Après la Nouvelle-Zélande, la Suède : CVA élargit son terrain de jeu
Premier consultant recruté par CVA en Nouvelle-Zélande, le Britannique Tom Hooper pilote désormais l’implantation du cabinet à Stockholm.
Pour le principal arrivant tout droit d’Auckland, l’enjeu est double : poursuivre son parcours au sein du cabinet malgré un changement de vie personnel, tout en ouvrant un nouveau marché que CVA suivait déjà de près.
Un projet familial devenu une opportunité de développement pour CVA
L’installation de Tom Hooper en Suède relève d’une décision personnelle. Son épouse, suédoise, devait retourner dans son pays. « Mes motivations sont avant tout familiales », confirme-t-il.
Cette « relocalisation », qui aurait pu mettre un terme à son aventure chez CVA, s’est transformée en opportunité pour le cabinet. « La discussion avec Alexandre Guilleux [le patron du bureau néo-zélandais de CVA, ndlr] a été très simple, partage Tom Hooper. Je savais qu’il comprendrait les raisons de ce choix, et il m’a tout de suite soutenu. »
Plutôt que de voir partir l’un de ses meilleurs éléments, CVA a choisi d’accompagner ce projet en proposant à Tom Hooper de développer une présence dans les pays nordiques. Une solution qui lui permet aussi de conserver des liens étroits avec l’équipe néo-zélandaise. « Même si nous ne sommes plus dans la même région, nous travaillons d’ores et déjà, et travaillerons, comme nous l’avons toujours fait. » Seul « le décalage horaire » s’avère un peu compliqué, s’amuse-t-il.
Cette mobilité internationale n’est pas une première pour le principal britannique.
Après avoir commencé sa carrière chez PwC à Londres, Tom Hooper était parti en Océanie pour une mission censée durer 2 ans – il y restera finalement près de 9.
Recruté par Alexandre Guilleux comme premier consultant du bureau néo-zélandais de CVA – les deux s’étaient rencontrés chez PwC –, il a participé depuis 2022 à la croissance du cabinet dans la région.
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Capitaliser sur l’expérience acquise à Auckland
Pour CVA, cette implantation répond aussi à une logique de croissance. « CVA cherchait déjà à développer un certain nombre de comptes dans les pays nordiques. Le fait de disposer d’une présence locale va changer la donne. »
Le consultant entend surtout s’appuyer sur toute l’expérience acquise en Nouvelle-Zélande. « J’ai participé à la création de notre activité. J’ai vu toutes les étapes et pu mesurer le travail nécessaire pour établir un bureau. »
Sa contribution à l’aventure néo-zélandaise aurait d’ailleurs pesé fortement dans la décision du cabinet. « J’ai la chance que Bruno Sallé [le managing director de la région Asie-Pacifique, ndlr] et Paul-André Rabate [le fondateur de CVA] me fassent confiance pour reproduire quelque chose de similaire en Suède. »
Le développement se fera toutefois progressivement. « La première étape consiste à établir une présence locale. Ensuite, nous développerons les comptes et, si le marché répond présent, je mobiliserai des consultants d’autres bureaux européens. » Des recrutements sur place pourront suivre, lorsque l’activité sera suffisamment installée.
« Nous ne voulons pas avoir des coûts avant les revenus. Il faut d’abord démontrer qu’il existe un marché, construire un pipeline solide, puis constituer une équipe. »
Créer des ponts entre deux régions agricoles
Titulaire d’un MSc en chimie et biologie de la Durham University obtenu en 2012, Tom Hooper est devenu principal au bureau d’Auckland de CVA en janvier 2024. Il a construit l’essentiel de sa carrière dans le conseil en opérations, achats et supply chain, notamment chez PwC – au Royaume-Uni, puis en Nouvelle-Zélande, donc.
Son expertise est « largement centrée sur l’agriculture et tout son écosystème : les engrais, de l’extraction des matières premières jusqu’à leur production, l’agri-tech, mais aussi les industriels de la transformation et les acteurs de la grande consommation ».
À ses yeux, les pays nordiques présentent de nombreuses similitudes avec la Nouvelle-Zélande. « Ils disposent d’une agriculture importante, d’une forte industrie des engrais et d’un accès à une électricité renouvelable abondante. » Il cite également la filière laitière comme un terrain de coopération naturel. « La Nouvelle-Zélande est considérée comme une référence mondiale dans ce domaine, aux côtés de l’Irlande et des pays nordiques. Je vais pouvoir partager beaucoup de choses avec les acteurs locaux, et inversement. »
Au-delà des synergies sectorielles, Tom Hooper voit dans cette nouvelle implantation l’occasion de faire circuler les savoir-faire entre les bureaux de CVA. « Le conseil nous donne le privilège d’apprendre auprès d’entreprises très différentes. En changeant de pays, nous emportons cette expérience avec nous, l’appliquons dans un nouveau contexte et continuons à apprendre. C’est un cycle permanent. »
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