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Portrait Brit Jean Baptiste retailléeDiplôme d’ingénieur à l’INSA Lyon en 2013, doublé d’un Master of Science à HEC Paris en 2014, Jean-Baptiste Brit a postulé chez Courcelles pour un stage en 2014 après des expériences dans l’industrie et le conseil.

Essai concluant : il est depuis un an et demi senior consultant du cabinet et ne se voit pas changer, même si les sollicitations extérieures ne manquent pas.

Consultor : Pourquoi avoir choisi le conseil en stratégie plutôt que l’industrie ?

Jean-Baptiste Brit (J.-B. B.) : Pendant mes études à l’INSA, j’ai tout de suite cherché des stages me permettant d’avoir une vision transverse de l’entreprise, au-delà de mes compétences techniques.

Comme je voulais élargir ma compréhension du business en entreprise, j’ai réalisé un programme d’échange Erasmus à l’Institut royal de technologie (KTH) de Stockholm qui comportait des cours de management et de consulting. Fortement sensibilisé par ces matières, j’ai eu envie de poursuivre avec une formation ad hoc à HEC Paris.

C’est grâce à mon premier stage chez Danone que j’ai commencé à appréhender les enjeux business des entreprises, mais également à observer l’inertie qui pouvait régner dans les grands groupes. Chez Accenture, où j’ai ensuite effectué un stage pour découvrir le monde du conseil, j’étais plutôt cantonné à la stratégie opérationnelle sur des missions de réduction des coûts de production et d’achats. J’ai pu voir les limites de ces missions. Je voulais une vision plus globale de l’entreprise et ne pas me restreindre à un nombre limité de problématiques. Le conseil en stratégie semblait donc la voie la plus évidente.

Pour mon dernier stage, j’ai fait le choix d’un cabinet en stratégie proposant une approche singulière de ce métier, dans un cabinet à taille humaine. Chez Courcelles, le ratio d’environ deux consultants par partner implique une très rapide exposition aux clients. Cette spécificité avait été mise en avant lors des entretiens d’embauche ; je n’ai pas été déçu !

Cette nouvelle expérience a fini par me convaincre que le conseil en stratégie était un métier qui me permettrait de réaliser un challenge intellectuel continu tout en aidant les entreprises à se transformer. Ce domaine a été un réel accélérateur de ma compréhension du business des entreprises.

Qu’est-ce qui vous a poussé à rester chez Courcelles depuis votre stage ?

J.-B. B : Après ces six mois de stage, le cabinet m’a proposé un CDI comme consultant junior à la clef. Tout est allé très vite depuis ! Je suis consultant senior depuis un an et demi. Et, à n’en pas douter, j’ai encore de belles perspectives d’évolution au cours des prochains mois…

Dans ce cabinet, ce qui fait la différence, c’est l’équilibre entre le challenge intellectuel, les responsabilités données pendant les missions, et le respect de la vie privée. Pour moi, il est essentiel de rentrer chez soi le soir à des heures convenables, sauf lors de la finalisation de dossiers importants, bien sûr. En général, je travaille de 9 heures à 20 heures, ce qui me laisse le temps de voir mes proches et de m’adonner à des activités sportives chaque semaine, telles que le football et le Lindy-Hop. Je profite également de tous mes week-ends pour voyager. Cet équilibre est clairement un élément différenciant par rapport aux autres cabinets de la place.

Au sein du cabinet, au regard d’un management très horizontal, les consultants doivent gagner rapidement en autonomie. C’est extrêmement stimulant d’être dès le début responsable sur l’ensemble des phases des projets : structuration, interviews, analyse de données, formalisation, présentation clients. Cela demande de la rigueur et de la proactivité vis-à-vis des partners.

Clairement, ce modèle n’est pas adapté à tous les « apprentis consultants ». En interne, nous appelons ce principe de management la règle du « tout sauf » : le consultant intervient sur tout ce qui permet de faire avancer un projet, sans dégrader la qualité du travail restitué à nos clients. Charge au partner de l’aider à prendre en direct les sujets que le consultant ne maîtrise pas encore.

Le fonctionnement interne du cabinet est comparable à celui d’une PME ou d’une start-up. Il n’existe que peu de processus « standardisés » et les partners nous encouragent à prendre part à la vie du cabinet. Cela concerne les formations suivies par les consultants, dont une en partenariat avec le Cours Florent pour la prise de parole en public, l’organisation des séminaires annuels en Corse, à Annecy ou à Cassis pour les derniers, et les activités extra-professionnelles telles que la salle de sport dans nos locaux, les tournois de foot et de ping-pong.

Quelles sont vos possibilités d’évolution dans un cabinet monosectoriel et qui travaille quasi exclusivement en France ?

J.-B. B : Il est vrai que je ne connais finalement qu’un seul cabinet de conseil, même si j’ai pu approcher le fonctionnement d’Accenture lors d’un stage. Mais les partners viennent tous d’horizons très différents. Parmi eux, quatre sont des anciens du BCG, d’autres viennent de Bain ou de Roland Berger, issus d’expériences et de méthodes de travail très diversifiées.

Chez Courcelles, l’esprit entrepreneurial est encouragé, car il fait partie de l’ADN du cabinet. Par exemple, nous avons un partenariat avec un incubateur de start-up, Village by CA en Ille-et-Vilaine. C’est une expérience passionnante, car nous sommes en lien avec de jeunes entreprises qui ont fait le choix d’innover dans leur business. Par ailleurs, nous allons prochainement investir dans une start-up fondée par un ancien consultant de Courcelles. Au-delà d’une prise de participation symbolique, il y a également la volonté de pouvoir contribuer à faire grandir une entreprise, et c’est réellement prenant !

Je n’exclus donc pas de donner un jour une orientation plus entrepreneuriale à ma carrière. Mais à ce stade, c’est le métier de conseil en stratégie qui me stimule toujours autant.

Qu’en est-il de votre attractivité sur le marché ?

J.-B. B : Je reçois fréquemment des sollicitations soit pour des postes de bras droit de membres de comités exécutifs, soit de cadres de direction, soit pour des postes de consultants au sein de cabinets concurrents. Je réalise donc que mon choix d’orientation initial était le bon. Mais je suis soucieux de l’équilibre entre la vie privée, le challenge intellectuel et la progression professionnelle. Tant que ce triptyque est respecté, je n’ai aucune raison de changer.

Propos recueillis par Barbara Merle pour Consultor.fr

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