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Paul Charon, 29 ans, un ancien Bainie, et Marine Daul, 30 ans, ex-McKinsey, tous deux issus de la promo 2014 de Centrale Paris (relire notre article sur l’importance des recrutements des cabinets de conseil dans cette école), ont lancé en début d’été OMAJ, un dépôt-vente en ligne de vêtements d’occasion.

Les cofondateurs veulent ainsi dépoussiérer le concept antédiluvien de dépôt-vente, « de rendre la mode plus circulaire et responsable » et se démarquer des sites de vente de vêtements de seconde main, à l’instar de Vinted, de Vestiaire Collective ou encore du Bon Coin. « Nous nous sommes rendu compte que ces modèles existants CtoC ne correspondaient pas à tout le monde, que ce soit pour les vendeurs ou les acheteurs : des process trop lourds, des produits qui ne correspondent pas à la description… Nous voulons répondre à ces points en proposant aux vendeurs de nous envoyer tous leurs vêtements d’un seul coup et nous nous occupons du reste, de la prise de photos à l’envoi en passant par la fixation du prix », explique à Consultor l’ancien consultant Paul Charon. Le coût de ce service pour les vendeurs : 6 euros + 20 % du prix de vente « pour couvrir les coûts opérationnels tout en leur assurant une vente au meilleur prix ».

Ce marché de la seconde main est en pleine croissance, même si en valeur, il représente moins de 5 % du marché total de la mode. « Mais il va doubler dans les quatre à cinq ans à venir ! Une croissance portée par l’éveil des consciences écologiques. Ce n’est plus ringard d’acheter de la seconde main, c’est devenu un acte militant », indique Paul Charon.

Une tendance dans laquelle même les marques de mode commencent à s’engouffrer en créant leurs propres plateformes (relire ici et ici). Lancée mi-juillet, OMAJ compte d’ores et déjà 1 500 vêtements. Les fondateurs vont aussi développer sous peu leur offre de chaussures et d’accessoires de mode.

Une fois diplômé, Paul Charon rentre comme consultant chez Bain & Company, après y avoir effectué son stage de fin d’études. Durant ses cinq années chez Bain, à Paris et à Melbourne, où il sera promu manager, il va effectuer une vingtaine de missions pour différents secteurs, essentiellement du private equity et des biens et services industriels, mais également produits de consommation, santé, aérospatiale, défense… « J’ai été membre de la ‘’ring fence’’ dédiée au private equity (ndlr, équipes spécialisées sur un secteur pendant une durée limitée) pendant huit mois, travaillant sur différentes due diligences sur des cibles dans des industries très diverses : les produits de consommation, la fabrication de verre, les applications spécifiques au nucléaire, les centres de contact, les logiciels ERP... » note-t-il.

En 2019, Paul Charon avait rejoint le groupe de gestion d’épargne, CORUM L’Épargne, d’abord comme manager au sein du pôle développement international, puis quelques mois plus tard, chef du marketing digital et client, puis chef du développement B2C (nommé en mars dernier).

Marine Daul a, elle, été recrutée par le bureau parisien de McKinsey et Company à la sortie de Centrale. Elle a fait partie du pôle opérations chez McKinsey et a notamment commencé par deux ans à l’OEP, le programme interne de formation en excellence opérationnelle. Ses missions étaient essentiellement axées sur des sujets de supply chain (notamment logistique) dans les biens de consommation et le retail.

La consultante sera promue engagement manager fin 2018, quatrième grade chez McKinsey. Quelques mois plus tard, Marine Daul avait quitté le cabinet pour la start-up de logistique e-commerce Cubyn, en qualité de responsable de la stratégie.

08 09 2021 illustration OMAJ

Crédit photo : Unsplah

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