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Le géant McKinsey rétropédale face à la révolte populaire en Russie en faveur de l’avocat dissident Alexeï Navalny dont l’arrestation dès son retour de Berlin a suscité une vague de manifestations dans tout le pays.

Le groupe avait envoyé des consignes très claires à ses employés de son bureau moscovite en amont des cortèges prévus le week-end dernier pour soutenir le célèbre avocat : pas de participation à la mobilisation et pas d’opinions affichées sur les réseaux sociaux. Des règles édictées dans un mémo titré : « Restez en sécurité, restez neutres, profitez du week-end ».

Le texte indiquait notamment que les « employés de McKinsey ne doivent pas soutenir des activités politiques de façon publique ou privée ». Des consignes qui n’ont pas été du goût de certains au sein du cabinet : le contenu du message a fuité et s’est retrouvé dans le Moscow Times provoquant un tollé auprès des internautes, dont des journalistes, des activistes des droits de l’homme et même le sénateur américain Marco Rubio. Sur son site, l’élu républicain de Floride a publié un communiqué le 24 janvier indiquant avoir écrit à la firme et indique que cet e-mail interne interrogeait sur « les valeurs au cœur de McKinsey et de sa culture corporate ».

Un bad buzz à l’écho international qui a contraint le groupe à fournir aux salariés un nouveau message au ton beaucoup plus conciliant… « Les règles du groupe ont été incorrectement reflétées dans l’e-mail », indique d’abord le courriel. Puis de préciser très diplomatiquement que « McKinsey soutient le droit de ses employés à participer légalement et de façon personnelle à des activités politiques et civiques dans les pays dans lesquels nous opérons. La reconnaissance de ces droits est sans réserve ».

De dizaines de milliers de personnes ont manifesté à travers tout le pays pour demander la libération de l’activiste anticorruption Alexeï Navalny toujours emprisonné. Après être revenu de Berlin où il était soigné pour une tentative d’empoisonnement l’été dernier imputée aux services de renseignement russes, l’avocat avait été immédiatement arrêté.

McKinsey a été critiqué par le passé pour ses liens troubles avec certains régimes autoritaires dont la Turquie, l’Arabie Saoudite ou encore la Chine. Une attitude retracée notamment dans une longue enquête du New York Times de décembre 2018 intitulée « Comment McKinsey a aidé à contribuer à la stature de gouvernements autoritaires ».

Navalny

Crédit photo : SARATOV, RUSSIA - January 23, 2021. Rally for the release of Navalny. Adobe Stoc.

Commentaires   

+3 #1 OnceAgain 28-01-2021 14:00
Encore une fois toujours les mêmes, il vaut mieux en rire qu'en pleurer tellement cela devient loufoque.
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