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Coup dur pour les cabinets de conseil aux US. Le président Donald Trump a décidé le 22 juin dernier de geler les cartes vertes et certains visas de travail jusqu’au début de l’année prochaine. Et ce, au nom de la lutte contre le chômage, dans un pays qui compte désormais quelque 40 millions de demandeurs d’emploi. Un ratio qui n’avait plus été atteint depuis la Grande Dépression suite au krach de 1929.

Il y a deux mois déjà, Donald Trump avait suspendu l’obtention des précieuses Green Cards, mais il n’avait pas alors touché aux visas de travail temporaires. Un durcissement drastique donc pour les étrangers qui souhaitent travailler sur le territoire américain et les entreprises américaines qui attirent des « cerveaux » du monde entier. Cela empêcherait, selon un haut responsable de l’administration Trump, interrogé par Le Monde, de laisser entrer 525 000 travailleurs potentiels étrangers et de réserver ces emplois aux nationaux. Cela touche en particulier les visas H1-B, un visa destiné aux immigrants diplômés au minimum d’un bachelor (équivalent d’une licence dans le barème européen) s’installant aux États-Unis pour affaires, dont les cabinets de conseil sont très friands pour recruter les candidats les plus qualifiés.

L’été dernier, l’administration Trump avait déjà complexifié le processus de délivrance et pointé du doigt les gros consommateurs de ce type de visas, et ce, en rendant publics leurs noms, comme nous le relations dans cet article : Infosys, Accenture, et dans une bien moindre mesure, McKinsey, le Boston Consulting Group ou Bain étaient ainsi signalés comme étant des « sponsors » importants de visas H1-B.

Sur toute l’année 2019, d’après le site très officiel de l’OFLC, Office of Foreign Labor Certification, le BCG a obtenu 484 de ces sésames, McKinsey 419, Bain 78, Kearney 59 et Roland Berger 12 pour des profils très variés : consultants, développeurs, designers, mais également une proportion importante de data scientists. Le salaire moyen, tout profil confondu recruté par les cabinets de conseil, est de l’ordre de 140 000 $. 

Ces statistiques publiques de l’OFLC concernant l’ensemble des demandes de visas sont très détaillées. On peut, en effet, pour chaque cabinet de conseil, connaître le volume de demandes et pour chaque demande le bureau de destination, l’intitulé du poste, le salaire… Bref, une vraie mine d’informations sur les recrues étrangères des cabinets de conseil aux États-Unis.

 

 

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Crédit photo : Megan Eaves Prise le 26 mars 2010 CC BY-SA 2.0

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