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En septembre, Le Monde révélait que le ministre des Finances Bruno Le Maire et la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne demandaient au PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy de plancher sur la mise en chantier de nouveaux réacteurs.

EDF devait fournir au gouvernement mi-novembre 2019 « un état des lieux de la filière intégrant le retour d'expérience de la construction des premiers EPR », puis, en décembre, « une analyse des capacités de la filière à répondre à l'exécution d'un programme de construction de trois paires de réacteurs sur trois sites distincts, chaque paire étant espacée de quatre ans ». Une décision concernant le mix de production énergétique qui doit se substituer à la fermeture de douze à quatorze réacteurs nucléaires d'ici 2035 n'est censée intervenir qu'en 2021.

Mais furieux de l'explosion des coûts de construction et des retards des EPR de Olkiluoto en Finlande, de Flamanville en France et de Hinkley Point en Angleterre, Bruno Le Maire avait annoncé le dimanche 29 septembre avoir sollicité un audit extérieur. Quelques jours plus tôt, le 23 septembre, onze jours après le courrier adressé à Jean-Bernard Lévy, daté du 12 septembre, les deux mêmes ministères passaient un marché de 407 550 euros avec Roland Berger à Paris.

L'objectif de contre-expertise recherché par les ministères y est transparent. Au terme de sa mission, dont les conclusions devaient être remises à Bruno Le Maire le 31 octobre, le cabinet devait porter une appréciation sur les choix de conception et l'évaluation économique de l'EPR2 réalisés par EDF et par Framatome pour la partie qui le concerne, à partir d'un audit détaillé portant notamment sur la structure de coût de ce projet, s'appuyant sur celle réalisée par EDF, « qui doit être challengée », selon les termes mêmes de l'avis de marché publié le 3 décembre.

Autre objectif de la mission : comprendre les choix de conception de l'EPR2, les risques et les incertitudes méthodologiques pesant sur la structure de coût de ce projet, ainsi que le réalisme et la pertinence des cibles économiques fixées par l'entreprise pour ce nouveau modèle EPR2.

Au final, le cabinet devait remettre un audit en cinq volets :

  • compréhension des choix de conception de l'EPR2 ;
  • audit du modèle de coût retenu par EDF pour l'EPR2 ;
  • analyse des risques et opportunités des changements de choix de conception apportés à l'EPR2 par rapport à l'EPR de Flamanville 3 ;
  • pertinence des cibles de compétitivité de l'EPR2 (en euros/kW) et réalisme des coûts à date ;
  • estimation du coût de l'électricité produite (en euros/MWh) par la technologie EPR2.

Une nouvelle mission qui confirme la forte position de Roland Berger dans le secteur public en France, comme en attestaient encore récemment la mission du cabinet sur l'avenir du stade de France ou sa sélection pour le dépouillement des contributions écrites au Grand Débat national.

Une stratégie que le nouveau patron de Roland Berger en France et en Europe du Sud-Ouest entend poursuivre.

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Crédit photo : par Yohann Legrand Prise le 31 janvier 2010 à La Garde-Adhémar, Rhône-Alpes, France CC BY-SA 2.0

Commentaires   

+1 #1 loulou2 10-12-2019 15:15
Espérons qu'on ne nous ponde pas une étude à la Ascoval/Altifor t !
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