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16 06 2021 Vue de bureau Advancy tournage ConsultorInfo Consultor – Bond des due diligences stratégiques, missions de restructuration à forts enjeux, développement international : Advancy atteindrait 34 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018, 38 millions d’euros en 2019 et 46 millions d’euros en 2020, déclare Éric de Bettignies, le fondateur du cabinet dans un entretien exclusif à Consultor.

Il annonce une nouvelle ouverture du capital du cabinet, un déménagement à court terme et le versement d’un surbonus de 5 % aux collaborateurs du cabinet.

Bis repetita. Quatre ans après avoir ouvert pour une première fois le capital du cabinet au-delà de ses associés, Advancy réitère. Mercredi 16 juin, le cabinet de conseil fondé en France en 1999 par Éric de Bettignies, ancien de Kearney, finalisait une nouvelle opération d’ouverture de son capital à sept managers et principals de plus. Le total des actionnaires passe de dix-huit à vingt-cinq personnes (y compris Pascal Armoudom qui vient de rejoindre le cabinet, relire l'article).

« Ces actionnaires non associés, qui représentent plus de 30 % de l’ensemble des actionnaires, détiennent 20 % des parts du cabinet au terme de l’OBO (owner buy out, opération qui permet aux dirigeants d’une entreprise de la racheter par de l’endettement, ndlr) », se félicite Éric de Bettignies, qui annonce à Consultor vouloir reconduire l’opération tous les quatre ans.

Assurer l’avenir, fidéliser les talents : les raisons de l’ouverture de capital

Une manière pour le fondateur, désormais âgé de 54 ans, de préparer l’avenir. « Je me dilue avec plaisir envers les plus jeunes. Il y a parmi nos consultants des profils aujourd’hui âgés de 45 ans dont je suis sûr qu’ils seront à la tête du cabinet dans dix ans. De même des profils de 35 ans dont je suis sûr qu’ils conduiront Advancy dans vingt ans », avance le fondateur.

Autre argument pour entériner ces ouvertures au capital précoces : la fidélisation, dans un marché dont l’important turnover est connu de manière générale (relire ici), mais également au grade le plus senior de partner et où la chasse aux talents sortis des meilleurs cabinets est toujours renouvelée.

Fidéliser ses équipes est donc plus que jamais déterminant pour les cabinets de conseil en stratégie et ouvrir précocement à l’actionnariat est un levier pour y parvenir. Même dans des cabinets à figure fondatrice forte comme Advancy.

Fidélisation d’autant plus importante que les tentatives intempestives de débauchages ne manquent pas. « Les consultants sont chassés à jet continu », s’émeut Éric de Bettignies, preuve avec mail à l’appui d’un cabinet concurrent invitant les consultants d’Advancy à se joindre en masse à un événement de recrutement.

Quelles que soient les raisons de l’entrée de nouveaux actionnaires plus jeunes, plusieurs cabinets de conseil en stratégie ont pris la même direction ces derniers mois : Cepton, le cabinet fondé par Jean Reboullet, promouvait tout récemment trois associés maison ; Corporate Value Associates et son fondateur Paul-André Rabate (relire notre article) font à l’heure actuelle activement avancer le sujet d’une entrée au capital de nouveaux partners actionnaires ; ou encore Kea dont l’accès des plus jeunes à des parts du cabinet est une pratique ancrée de longue date.

Une opération d’ouverture qui, chez Advancy, a vocation à être reconduite tous les quatre ans. Une régularité qui a l’avantage de constituer un horizon atteignable pour les consultants pour lesquels l’entrée au capital est un objectif et une source de motivation.

Dans un contexte de forte croissance

Autre raison de l’élargissement de l’actionnariat d’Advancy : le développement rapide du cabinet. Dans les cinq pays qu’Advancy consolide à ce jour – à savoir l’Allemagne, l’Angleterre, la Chine, les États-Unis et la France –, le volume d’activité est passé de 34 millions d’euros en 2018 à 38 millions d’euros en 2019 pour atteindre 46 millions d’euros en 2020. « Nous sommes à date sur une croissance de 45 % de notre activité en 2021 et pensons dépasser les 60 millions d’euros d’activité sur ce périmètre consolidé cette année », avance Éric de Bettignies.

S’y ajoutent les pays non consolidés où Advancy travaille en réseau avec des cabinets partenaires : l’Afrique du Sud, l’Australie, le Brésil et l’Inde. Au total, le volume d’activité devrait être de l’ordre de 90 à 100 millions d’euros en 2021.

Nouveau déménagement, le troisième en sept ans

Une progression – les effectifs de consultants à Paris sont passés de 60 en 2018 à 120 en 2021 – qui, en France, oblige le cabinet à envisager dans le très court terme à déménager à nouveau.

Quatre ans après le précédent déménagement dans ses locaux actuels de l’avenue Victor Hugo (relire notre article), sept ans après le déménagement précédent à Neuilly-sur-Seine (relire notre article).

Une progression que le fondateur du cabinet explique par le bon positionnement d’Advancy dans le private equity où il a multiplié les missions de due diligences stratégiques : elles sont passées de vingt-cinq en 2013 à quatre-vingts en 2020. Deuxième relais de croissance : la place du cabinet dans les missions de stratégie et d’efficacité opérationnelle comme actuellement chez Lapeyre après le passage sous pavillon allemand de l’enseigne française (relire notre article).

Dernier relais de croissance : les missions de restructuration pour lesquelles Advancy apparaît comme un acteur grandissant à l’instar de sa récente mission à forte exposition pour les Fonderies de Bretagne (relire notre article). Le cabinet est par ailleurs régulièrement sollicité par l’unité anti-crash industriel de Bercy (relire notre article). 

« On nous compte parmi les plus complets des “strateux”. On nous apprécie parce que nous savons de quoi nous parlons et que les clients n’en peuvent plus des solutions toutes faites ou génériques. Très peu de gens connaissent Advancy tel qu’il est vraiment. Nous avons un déficit de visibilité à rattraper », estime Éric de Bettignies.

Avec un rebond d’activité très net en 2021, le cabinet cherche à présent à éviter le contrecoup d’un turnover quasi nul en 2020 (hormis certains départs à l’instar de Stéphane Blanchard pour OC&C, relire notre article) – où devant l’arrêt quasi généralisé de l’ensemble de l’économie pendant plusieurs mois, le contexte ne se prêtait que mal à des mouvements. Advancy annonce donc le versement d’un surbonus de 5 % fin juin. Il vient en complément du bonus versé à 100 % au titre de 2020 (représentant entre 15 et 30 % de rémunération supplémentaire par rapport aux packages de rémunération de base).

Prochaines étapes pour le cabinet : l’accélération des bureaux internationaux d’ores et déjà consolidés dans le groupe, et la préparation de nouvelles formes de travail mixtes présentiel-distanciel. Dans cette perspective, Advancy a choisi de se faire accompagner par un coach spécialisé pour définir ses nouvelles modalités de travail post-covid.

Benjamin Polle pour Consultor.fr

Crédit photo : Consultants d'Advancy au travail dans les bureaux du cabinet à Paris. Consultor.fr.

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