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Bain expert partner illustrationIls sont une centaine dans le monde. Ils s’ajoutent aux plus de 800 partners que compte le cabinet aux quatre coins du globe. Objet d’une décision stratégique du cabinet en 2017, ils sont recrutés depuis 2018 au terme d’une longue expérience dans le privé avec l’objectif de fournir des expertises poussées clés en main.

Deux de ces profils de niveau comex sont arrivés à Paris au premier trimestre 2020. D’autres doivent suivre.

À Paris, leurs arrivées ont été annoncées coup sur coup fin février et début mars : Nathalie Lundqvist d’abord, puis Christine Removille. Au-delà de leur entrée simultanée dans les équipes du cabinet, deux caractéristiques les unissent.

Elles ont pour trait commun d’avoir eu une longue carrière avant de rejoindre Bain.

Nathalie Lundqvist a occupé différents postes de VP Strategy et a été chief transformation officer au sein du comité exécutif de plusieurs groupes internationaux (Europcar, Polyconcept, Korian, ISS, MNG...). Elle fut une première fois consultante chez Bain & Company en début de carrière, après un passage par Procter & Gamble et L’Oréal.

Même niveau d’expérience pour Christine Removille. Diplômée de l’EDHEC en 1994, elle était précédemment présidente de l’agence Carat, filiale d’Aegis Media, l’un des leaders des agences médias dans le monde. Elle est une ancienne partner d’Accenture Strategy et a collaboré chez Accenture de 1998 à 2018.

Autre point commun : leur grade d’entrée. Elles intègrent toutes les deux le cabinet en tant qu’expert partner, les deux seuls à ce jour au bureau de Paris. « Le terme a vu le jour chez Bain voilà quelques années aux États-Unis et au Royaume-Uni. Il s’agit pour le cabinet de recruter des partners qui ne sont pas des “babys Bain” », explique Christine Removille à Consultor.

Toujours plus d’expertise

« Notre démarche est plus récente que chez certains de nos concurrents. Elle va dans le sens de l’histoire du conseil, qui est marquée par un besoin accru d’expertise de la part de nos clients. Quand j’ai commence le conseil chez Bain, nous étions dans un univers de généralistes. Nous avions un mois pour comprendre le secteur et le client, avant d’être opérationnels. Puis des practices sectorielles et fonctionnelles ont été créées. Nous avions besoin de quelques jours pour être opérationnels. Aujourd’hui, nous avons besoin d’être opérationnels lors du premier rendez-vous client », dit aussi Olivier Marchal, partner et chairman de Bain en France.

En plus de Nathalie Lundqvist et Christine Removille, ils sont une centaine d’experts partners dans le monde chez Bain et s’ajoutent aux plus de 800 partners que compte le cabinet dans le monde. Ainsi de Ravi Srivatsav, arrivé de Bain à San Francisco en août : avant de rejoindre la case expert partner, il a été product manager chez IBM, chez Microsoft, chez Fox Interactive Media, a monté une entreprise d’IT revendue depuis, puis a également collaboré avec le géant des télécoms nippon NTT, sans oublier la création de sa propre société d’investissement.

C’est le cas aussi de Frank Lesmeister. Déjà expert du lean manufacturing au BCG, au grade de partner & associate director, un des grades que le BCG a récemment revalorisés, il a sauté le pas pour Bain. Il a rejoint le cabinet en tant qu’expertpartner à Düsseldorf en mars 2019.

Une majorité de ces experts partners est recrutée de l’extérieur. Elle est complétée d’une minorité de consultants qui viennent du sérail Bain au terme d’un parcours classique (recrutement à la sortie d’écoles, progression dans la pyramide hiérarchique en interne) et rejoignent le track expert du fait d’une hyper spécialisation sur un sujet.

Des super senior advisors

Les experts partners ont tout des partners classiques, avec des objectifs commerciaux équivalents à atteindre, hormis qu’ils ne sont pas associés au capital – comme au BCG – et sont assujettis à une grille de rémunération différente. Au-delà, pour Christine Removille et Olivier Marchal, il n’existe aucun traitement différencié en interne et zéro relation hiérarchique entre partners et experts partners. « Du point de vue du leadership, nous sommes à égalité avec les partners », pose Christine Removille. « Je sors d’un zoom avec tous les associés parisiens, Nathalie Lundqvist et Christine Removille étaient présentes évidemment », illustre Olivier Marchal.

« La différence notable est que les experts partners sont amenés à intervenir en tant qu’advisor auprès de plusieurs clients quand un partner classique, traditionnellement, suit un ou deux clients sur le long terme. Leur utilité est frappante en prospection et au démarrage des missions tout particulièrement. Quand Nathalie est face à un chief transformation officer, poste qu’elle a occupé à plusieurs reprises par le passé, elle peut dire à la personne qu’elle a aussi été dans son fauteuil. Cela apporte une crédibilité formidable. En interne, aux équipes projets, elle peut dire “voilà ce que le client pense en ce moment”, “voilà ce qu’il ne vous a pas dit, mais qui est aussi dans ses priorités”. Cela fait une différence énorme », détaille Olivier Marchal.

L’objectif est donc de poursuivre ces recrutements à Paris comme ailleurs. Encore faut-il mettre le grappin sur ces oiseaux rares.

Benjamin Polle pour Consultor.fr

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