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Les débouchés du conseil en stratégie : Mythes et réalités

Les directions de grands groupes, les fonds d’investissements, les banques d’affaires sont autant d’opportunités de carrières que chérissent les consultants en stratégie. Quelles sont les opportunités réelles offertes au sortir du conseil ?

Beaucoup de raisons peuvent pousser le consultant à quitter le monde du conseil en stratégie : les horaires, la pression, la charge de travail parfois même l’impression que le produit final est toujours le même et souvent inutile.

De plus, le conseil en stratégie n’est pas une fin en soi pour beaucoup de consultants, mais une continuité du parcours académique qui offre aux consultants des débouchés vers des voies royales parmi lesquelles : la finance, les directions de grands groupes, et l’entreprenariat.

Une étude qui sera publiée prochainement par WIT Associés montre que ces voies sont empruntées plus ou moins fréquemment selon les grades :

  • De junior à senior : finance, direction stratégiques de grands groupes, entreprenariat
  • De senior à Partner : services financiers, finance, directions de grands groupes

Un accélérateur de carrière dans les grands groupes

La réponse la plus fréquente à « que faire après du conseil » est bien sûr de travailler au sein des directions stratégiques des grandes entreprises, de préférence dans le secteur qui vous intéresse. C’est le rêve inavoué – ou pas – de la plupart des consultants en stratégie.

Les directions générales des grands groupes sont aussi assez enclines à engager d’anciens consultants pour leur expertise. D’EADS à Vivendi en passant par BNP Paribas, les cabinets de conseils sont un vivier prolifique de collaborateurs.

En effet, après plusieurs années passées au sein d’une certaine practice, le consultant devient de facto un expert du domaine, son réseau et sa spécialisation lui confèrent une expertise dans certains secteurs de l’industrie. De plus, le consultant développe plus rapidement certaines qualités indispensables pour interagir avec des responsables aux plus hauts niveaux des grands groupes comme des qualités relationnelles, la capacité à réfléchir vite et travailler dur ou encore des approches pour résoudre les problèmes business et créer de la valeur. Il intuite rapidement des tactiques ou outils utiles aux situations auxquelles sont confrontées les entreprises. En dehors de la stratégie, le profil de consultant correspond aux rôles impliquant la recherche, l’analyse, la coordination de projet et le management. Ces fonctions sont celles du business development, du corporate development, du M&A et du middle-management.

Les consultants choisissent les grands groupes car ce sont souvent les seuls à pouvoir leur apporter une diminution de leurs horaires et une amélioration de leur environnement de travail, pour un salaire quasiment équivalent. De plus grâce à leurs réseaux (écoles, cabinets, clients…), les consultants peuvent plus facilement trouver des opportunités dans des groupes prestigieux.

Cependant passer à l’industrie dans un grand groupe présente certains désagréments parmi lesquels, moins de flexibilité, plus de politique, moins de rythme et de complicité.

Enfin, les jobs en les directions stratégiques des grands groupes sont rares, donc chers, se sont surtout des jeunes avec 3 à 4 expériences qui les décrochent. En effet, les débouchés sont limités au sein de ces directions stratégiques pour trois raisons :

  • Le nombre de ces directions, ainsi que leurs effectifs, sont vraiment limités
  • Ces postes peuvent être plus ou moins clairement réservés à des promotions internes
  • La croissance de ces départements est limitée par… le recours aux cabinets de conseil en stratégie
  • Les directions stratégiques coutent chères et ne rapportent pas immédiatement

En réalité, les consultants sortent souvent du conseil pour intégrer des postes de transitions avec des projets transverses dans ces grands groupes.

La voie royale pour accéder aux métiers de la finance ?

Etant données les activités importantes de la plupart des cabinets de conseil en stratégie dans le Private Equity c’est un des débouchés que les consultants considèrent comme logiques.

Le monde du Private Equity, des fonds d’investissements et de l’asset management peuvent rechercher des profils de consultants. Des entreprises telles que Golden Gate Capital, Audax ou Capstone aux Etats-Unis ont une tradition de recrutement de consultants pour leur niveau de compétence et leur expérience sur les due-diligence. Mais en France le milieu du PE est très restreint (quelques centaines de personnes).

Cela dit, une première expérience en banque d’investissement , en M&A, en Transaction services offrent de bien meilleurs opportunités de sortie vers le PE et les fonds d’investissements.

Les principaux intérêts de ce choix sont les salaires très élevés, le prestige des entreprises et la succession de projets de grande envergure, le secret, l’excitation, l’impact.

Parmi les principaux désavantages : aucune amélioration en termes de lifestyle (au contraire), les problématiques purement financières souvent théoriques et là encore le manque de débouchés (marché étroit qui favorise les promotions internes). Pour faire carrière dans le PE il est tout de même plus aisé d’y entrer vite.

Certains grand groupes comme Carlyle et TPG préfèrent les consultants ayant déjà une expérience de la banque d’affaires ou ayant travaillé sur des problématiques de corporate finance.

Un moyen pour fonder sa propre entreprise et trouver sa voie

C’est un choix finalement relativement fréquent, que ce soit l’ouverture d’un nouveau cabinet ou d’une entreprise dans le secteur où le consultant s’est forgé une expertise ou encore pour rejoindre une start-up.

Il est vrai que les consultants développent rapidement une vision globale et interne des réalités de l’entreprise. De nombreux consultants choisissent cette voie, il n’est donc pas rare de croiser des start-ups dirigées par plusieurs ex-consultants.

Le conseil offre une solide base entrepreneuriale, le consultant est exposé à de multiples industries, des problématique business complexes et à un grand nombre d’entreprises.

De plus avoir fait du conseil procure une crédibilité dans la recherche d’investisseurs, de partenaires et de clients.

Après un certains temps, la vie de consultants peut s’avérer difficilement compatible avec une vie de famille, devenir entrepreneur peut être l’occasion de réaliser quelque chose qui vous intéresse vraiment. Usés par les et les structures de décisions complexes, de nombreux consultants décident de s’orienter vers tout autre chose.

Pour avoir pris goût à la liberté d’action au sein d’un cabinet, le consultant décide souvent de créer un nouveau cabinet plus spécialisé dans le secteur qui l’intéresse. La plupart des cabinets de conseil en stratégie aujourd’hui reconnus ont été créés par d’anciens consultants (Bain, Oliver Wyman, AT Kearney, Kea & Partners…)

Cependant, créer ou entrer dans une start-up trop tôt peut être un gâchis de talents.

Grace au réseau forgé, les opportunités de sortie du conseil sont assez variées. Le travail de consultant en stratégie permet d’acquérir une certaines connaissance d’un grand nombre de secteurs et de se spécialiser dans un secteur précis. Beaucoup décident de continuer leurs études par un MBA, de se lancer dans le conseil à but non lucratif ou dans le secteur public et la politique.

Le MBA permet de faire un break en termes d'intensité du travail quotidien du consultant et est une opportunité de faire une pause avant de passer à « un seconde phase » de sa carrière.

Les cabinets de conseil à but non lucratifs sont aussi un choix courant (surtout aux Etats-Unis, moins en France). Créer son propre cabinets, souvent à plusieurs, ou rejoindre les cabinets rattachés aux gros cabinets comme la Touch Foundation de McKinsey ou le Bridgespan de Bain sont certaines des solutions pour entrer dans le milieu.

Les bénéfices d’un tel changement de carrière sont clairs, il est plus gratifiant d’essayer d’éliminer la malnutrition en Afrique sub-saharienne que d’augmenter la productivité d’un call center en Inde de 7%. De plus, de nombreux cabinets proposent aux consultants une certaine flexibilité de travail qui leur permet d’entrer dans le milieu sans trop se mouiller.

Mais les désavantages sont nombreux : baisse du salaire, horaires tout aussi contraignants, environnement difficile.

Certains consultants poursuivent leur carrière dans la politique ou le secteur public Mitt Romney (ex-Bain) aux Etats-Unis ou encore Eric Woerth (ex Partner d’Andersen Consulting).

Ils gravitent autour de différents rôles, du conseil politique à la direction de campagne.

Certains cabinets qui se sont spécialisés dans le secteur public comme Monitor peuvent être un bon tremplin pour ces métiers.

 

Consultor, le portail du conseil en stratégie - 06/09/2011

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