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Le cabinet de conseil américain McKinsey a-t-il tenté de se sortir du bourbier sud-africain en mars 2016 ? C’est ce qu’il ressort de deux courriers consultés par Bloomberg le mardi 3 octobre. Ces derniers, dont l'existence a été confirmée à Consultor, sont alors adressés à Anoj Singh, le directeur financier d’Eskom, l’énergéticien public sud-africain, et à Eric Wood, le CEO de Trillian auprès de qui McKinsey a sous-traité une partie de ce contrat 78 millions de dollars (chiffre cité par Reuters).

Le cabinet américain y fait alors état de ses inquiétudes quant à la transparence offerte par son partenaire et indique avoir rompu toute relation avec lui. Or dans la dépêche mise en ligne par Bloomberg lundi 2 octobre, les signataires de ces deux courriers sont identifiés comme Alexander Weiss, le patron de la practice Electrical Power and Natural Gas (EPNG) en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, Georges Desvaux, un associé à Johannesburg et Jean-Christophe Mieszala, le directeur général de McKinsey en France.

« Ce dernier est signataire du courrier en tant que coresponsable du comité risque de McKinsey », confirme et explique le cabinet à Paris. McKinsey est l’une des nombreuses sociétés accusées en Afrique du Sud d’avoir indûment bénéficié de contrats publics, par l’intermédiaire des Gupta, une puissante famille indienne réputée très proche du chef de l’État Jacob Zuma. Cette accusation date de la publication en novembre 2016 du rapport de l’ex-médiatrice de la République sur la « capture de l’État » par les trois frères Gupta.

Eskom AfriqueDuSud McKinsey

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