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La tourmente dans laquelle se trouve Valeant Pharmaceutique, entreprise basée à Laval (Canada), pourrait avoir un sérieux impact sur l’image de McKinsey. Le Financial Times révèle en effet que trois des six managers impliqués dans ce nouvel « Enron » ont été formés et se sont rencontrés chez le géant du conseil en stratégie. Aux premières loges, on retrouve son CEO, Michael Pearson, qui a annoncé lundi 21 mars son départ de la compagnie. Il a passé vingt-quatre ans au sein des équipes de McKinsey et était l’un des partners en charge de conseiller Valeant au moment où la société l’a nommé CEO en 2008. En 2014, il avait même précisé que toute la stratégie mise en place chez Valeant depuis son arrivée découlait de ce qu’il avait appris durant ses années chez McKinsey. Autre ancien de McKinsey, l’ancien CFO et actuel board member, accusé d’avoir trafiqué les chiffres transmis au régulateur.

Les liens entre Valeant et McKinsey ne s’arrêtent pas là. Le comité de rémunération, qui a offert au CEO une belle quantité d’actions, est dirigé par l’ancien managing partner de McKinsey au Canada. Un autre partner, celui-là même qui a imaginé ce système de rémunération, est lui au board de l’entreprise pharmaceutique. Il n’en faut pas moins pour que le Financial Times pointe du doigt la responsabilité indirecte de McKinsey dans ce scandale. Le journal fait même le lien avec l’ancien président d’Enron, Jeff Skilling, également ancien partner de McKinsey. Lui et Michael Pearson avaient fait leurs armes ensemble chez McKinsey pendant les années Rajat Gupta, depuis arrêté pour abus de biens sociaux.

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