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Aux Etats-Unis, les études se succèdent pour déplorer le manque d'investissement des salariés et l'impact négatif d'un tel phénomène sur la productivité. Après enquête, le Washington Post identifie comme facteur principal de la démotivation le manque de perspective des salariés dans leurs entreprises. Beaucoup d'entre eux se sentent coincés dans un job et ne voient pas d'évolution possible. La faute, selon le quotidien, à l'aplatissement de la pyramide managériale.

C'est GE qui en premier, dans les années 1980, a eu l'idée de diminuer le nombre de ses lignes managériales. La technique a ensuite été améliorée et diffusée par les cabinets de conseil en stratégie. C'est, d'après le Washington Post, surtout le BCG qui a contribué au déploiement de cette pratique avec sa méthode appelée "delayering". D'après une étude d'Harvard de 2012, le "flattering" a supprimé 25% des postes de top manager entre 1986 et 1999. Les postes en haut de la pyramide étant de plus en plus rares, les salariés se sentent bloqués dans leur poste.

Du côté du Boston Consulting Group, on refuse de porter le chapeau. L'un des partners américains interrogé par le journal accuse les entreprises d'avoir mal réfléchi l'aplatissement de la pyramide managériale. Pour le BCG, une entreprise qui met en oeuvre convenablement le "delayering" a une stratégie qui va au-delà de la simple coupe de tête. Elle pense notamment aux moyens de récompenser ses meilleurs éléments, en-dehors de la promotion au sein de la pyramide managériale.