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AccentureDans la grande valse des fusions et acquisitions de l’année, Accenture et Booz pourraient bien ouvrir la prochaine danse. Les rumeurs d’une tentative de rachat initiée par le géant du conseil en management ont débuté en plein coeur de l’été.

 

Quel est l’état des négociations ? Aucune information, ou presque, ne filtre à propos de la possible fusion entre Accenture et Booz & Co. Les deux cabinets jouent la carte de la discrétion et n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Sur le papier, les intérêts à conclure le rachat ne manquent pas. Accenture reste l’un des poids lourds du conseil en management avec quelque 266 000 employés et une capitalisation boursière d’environ 48 milliards de dollars. L’an dernier, l’entreprise a généré un chiffre d’affaires de 27,9 milliards de dollars. Booz & Co, avec ses trois mille salariés, n’évolue pas exactement dans les mêmes cercles : l’essentiel du 1,4 milliard réalisé en 2011 provient de ses activités en conseil en stratégie et opérations. Et ce serait bien là l’attrait du cabinet aux yeux d’Accenture, qui cherche à se renforcer précisément dans ce domaine.

Si elle se conclut, l’acquisition deviendrait l’une des opérations les plus importantes d’Accenture, qui a été particulièrement actif cette année : en mai, le cabinet s’est offert Fjord, un cabinet de conseil anglais spécialisé dans le design, puis Acquity Group Ltd. en juillet, une entreprise dans le secteur du marketing digital, et enfin le fournisseur de logiciel Mortgage Cadence, début août. Le cabinet vient par ailleurs d’annoncer le rachat d’ASM Research, spécialisé dans les solutions d’informations dans le domaine de la santé et qui travaille pour le département de la défense américain. Depuis trois ans, Accenture connaît une forte croissance de ses revenus (+30%) et de sa branche d’outsourcing.

Booz & Co est resté plus discret sur le théâtre des fusions et acquisitions. Né en 2008 d’une scission avec Booz Allen Hamilton. Le cabinet spécialisé dans les contrats gouvernementaux s’est illustré cette année pour avoir été l’employeur d’Edward Snowden, à l’origine des fuites sur le programme de surveillance de la NSA et qui a déclenché un scandale d’envergure internationale. Aujourd’hui, les deux cabinets n’ont plus d’autres liens que leurs noms. En mai 2009, Booz & Co s’est associé à Katzenbach Partners, cabinet de conseil en management américain créé par un ancien de McKinsey. 2010 a vu l’échec des négociations avec A. T. Kearney, après plusieurs tentatives de rapprochement.

Reste que la possible fusion entre Accenture et Booz & Co est loin d’être anodine, affirme Duff McDonalds, spécialiste du conseil et auteur d’un ouvrage sur l’histoire de McKinsey. Pour le journaliste américain, les leaders du management IT développent de façon croissante leur branche de strategy consulting, soit en créant leurs propres structures, soit en rachetant des cabinets. En acquérant Booz & Co, c’est donc la carte de visite de consultant en stratégie qui s’ajoute à la palette de compétences d’Accenture. Duff McDonalds rapporte qu’en 1983, d’après un document interne, McKinsey ne voyait pas Booz comme un rival dangereux. Vingt ans plus tard, Booz & Co & Accenture pourraient toutefois changer la donne.

Par Lisa Melia pour Consultor, portail du conseil en stratégie-06/09/2013

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