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avantages-et-inconvenients-cabinets-mbbL’article suivant, tiré du site managementconsulted.com et traduit par nos soins, a l’ambition de vous aider à lever l’incertitude si vous avez le luxe de choisir entre McKinsey, Bain ou le BCG.

Neuf critères pour comparer ces leaders du conseil en stratégie.

 

McKinsey, Bain et BCG sont des cabinets top tier. Il serait peut-être même plus juste d’affirmer que les consultants issus de ces cabinets forment un club élitiste pour plusieurs raisons.

Histoire, prestige, et expertise sont des éléments qui font des cabinets top tier les cabinets les plus convoités par les jeunes diplômés ou les MBA, après ceux de conseil en management. Mais il y a également une longue liste d’autres facteurs qui attirent les esprits les plus avisés de la planète, tels que des programmes de formations exceptionnels, l’interaction avec les clients figurant dans le classement Fortune 100, et les opportunités d’emplois rêvées à la sortie.

Les cabinets top tier se ressemblent-ils tous vraiment ? Si vous croisiez trois consultants, un McKinsey, un Bain et un BCG, avec lequel préfereriez-vous discuter ? En tant que candidat avec des compétences, une personnalité et des objectifs spécifiques, lequel des trois environnements vous conviendra le mieux ?

Nous conseillons régulièrement aux candidats de choisir le cabinet qui correspond à leurs attentes. Si un candidat a un calibre top tier, il recevra la plupart du temps une ou plusieurs offres d’emploi. Puis arrive le moment crucial de la décision : McKinsey, Bain, ou BCG ? Quel est le cabinet idéal ?

McKinsey a toujours été l’indéniable leader sur le marché, en termes de taille, d’ampleur, et de réseau international. Plus jeune cabinet du top tier, Bain est le fidèle parvenu du groupe. Son positionnement marqué par une prise de risque et une différentiation importante sur le marché compense son manque d’expérience. Quant au BCG, il se situe dans une position intermédiaire, ripostant par un mélange harmonieux d’expertise et de créativité, et usant d’un pouvoir commercial plus créatif que celui de McKinsey et plus aiguisé que celui de Bain.

Pour quel cabinet êtes-vous fait ? Nous vous présentons neuf critères à considérer pour comparer les cabinets top tier.

1-Le recrutement

Le processus de recrutement de ces trois cabinets est extrêmement rigoureux, il est très difficile d’y entrer. De fait, les cabinets top tier ciblent les diplômés des grandes écoles ou les MBA issus des meilleures écoles pendant l’automne dans l’optique d’un recrutement à la rentrée suivante. Si nous devions évaluer les processus de recrutement, nous dirions que Bain et BCG sont encore plus sélectifs que McKinsey car ils ont moins de postes à pourvoir.

En termes de diplômes, Bain recrute généralement des candidats issus d’un programme MBA. BCG et McKinsey recrutent des professionnels avec des diplômes plus divers. McKinsey est le cabinet le plus flexible : si vous êtes médecin, avocat ou que vous avez décroché un diplôme au terme d’au moins cinq années d’études supérieures et que vous voulez démarrer une carrière dans le conseil, regardez du côté de McKinsey. Dans les trois cabinets, les recruteurs ont moins de poids dans les décisions de recrutement que les consultants eux-mêmes. Donc, si vous comptez sur votre réseau pour décrocher un entretien, concentrez votre énergie sur les consultants et non sur les recruteurs.

2- Les entretiens

Les entretiens de recrutement pour les cabinets top tier sont intenses. Vous serez testé deux ou trois fois. Ces entretiens comprennent une partie RH et une partie étude de cas, et vous serez confronté à une pression à laquelle vous n’êtes sans doute pas habitué.

Bain adore mettre ses candidats sous pression, non pas pour voir s’ils savent de quoi ils parlent, mais pour vérifier s’ils croient réellement ce qu’ils disent. McKinsey au contraire cherche à savoir si les candidats sont capables de gérer la pression. Dans les deux cas, les cabinets utilisent les mêmes méthodes, pour atteindre des objectifs différents.

Au BCG, les jurys évaluent votre capacité à répondre « pris sur le vif ». On vous posera les questions les plus surprenantes, qui vous prendront certainement au dépourvu pendant votre étude de cas. Votre capacité à trouver une solution raisonnable, à expliquer votre cheminement de pensée est le véritable moyen de savoir si vous avez l’intuition requise.

Sans oublier que chez McKinsey, vous devrez passer l’épreuve du PST (ce QCM de vingt-six questions pour éliminer les candidats qui n’ont pas les notes suffisantes en anglais et en calcul mental de maths/finance).

3- Le réseau international des cabinets

Les trois cabinets ont des bureaux dans le monde entier, avec un siège aux États-Unis. En termes de réseau international, McKinsey s’affirme comme le champion, avec le plus grand nombre de consultants et de bureaux. BCG le suit de près, tandis que Bain apparaît loin derrière.

Votre lieu de travail dépendra du modèle de gestion des effectifs de l’entreprise. Avec le modèle mondial de McKinsey, vous verrez certainement huit pays différents pendant votre carrière au sein du cabinet. Si vous recherchez une vie de jet-setter avec l’opportunité de cumuler des miles et de gagner des voyages gratuits le week-end, McKinsey est fait pour vous.

Chez Bain, les voyages à l’international sont moins fréquents. Vous travaillerez très souvent dans votre pays initial. Vous avez néanmoins une chance de travailler à l’étranger chez Bain, pendant la période de six mois durant laquelle vous aurez l’opportunité de faire un échange avec une autre entreprise, un transfert international, etc.

Le Boston Consulting Group se situe quelque part entre ses deux concurrents. Le cabinet a un modèle de répartition des effectifs proche de celui de Bain, mais possède également une réseau international important. Un consultant du BCG aura davantage de chance de voyager à l’international qu’un consultant de Bain. Vous serez finalement sur les routes toutes les semaines dans ces trois cabinets. La norme est quatre jours par semaine chez le client, avec un retour au bureau le vendredi.

4- L’étendue du cabinet

McKinsey est le plus gros cabinet avec 9 000 consultants, suivi du BCG et de Bain qui en comptent respectivement 6 200 et 3 500. Bain est aussi le plus petit cabinet en termes de revenus. Leur niveau de prix est cependant équivalent : environ 500 000 $ par mois, pour une équipe de six consultants.

Les cabinets top tier comptent des clients qui figurent dans les classements Fortune 50 et Fortune 100, bien qu’ils ciblent également des entreprises qui figurent dans le classement Fortune 1000 ainsi que des entreprises à capitaux privés telles que les sociétés de private equity ou les hedge fund.

Vous serez en tant que consultant, en contact avec des cadres dirigeants, ce qui explique le processus de recrutement si sélectif. Les cabinets top tier doivent en effet maintenir un certain niveau de professionnalisme et de sophistication quand ils ont affaire à des directeurs généraux de grands groupes, afin de justifier les prix qu’ils appliquent.

Puisque Bain s’est affirmé comme un cabinet top tier à la fin des années deux mille pour rejoindre les rangs de McKinsey et du BCG, les trois cabinets emploient un modèle de répartition du personnel spécifique : un consultant intervient sur un projet à la fois, ce qui simplifie la gestion des ressources humaines.

Les pratiques de McKinsey en termes de technologies et de formations ne sont égalées par aucun de ses concurrents. En matière de private equity, Bain s’affirme comme le plus réputé. Ce qu’il faut retenir : les trois cabinets ont des forces dans divers domaines ; un candidat avec des compétences spécifiques aura sans doute plus de chances d’être embauché par le cabinet qui recherchent ses compétences.

5- Les opportunités à la sortie

Si vous parvenez à intégrer un cabinet top tier, votre avenir professionnel est prometteur. La plupart des anciens consultants sont recrutés dans l’opérationnel en tant que directeur général, vice-président (VP) ou autres postes prestigieux au sein d’entreprises qui figurent dans le classement Fortune 100, ou deviennent même entrepreneurs. Quand vous quittez un cabinet comme McKinsey, BCG ou Bain, vos futurs collègues savent que vous avez bénéficié d’une formation d’envergure mondiale, que vous avez des compétences indéniables en Excel et en modélisation, et que vous avez une capacité exceptionnelle à trouver des solutions aux problèmes rencontrés par les entreprises. Bien évidemment, avoir une expérience chez McKinsey est un peu plus prestigieux que de passer quelques années au BCG ou chez Bain : vos recruteurs seront certainement plus impressionnés lors de vos entretiens d’embauche post-conseil. McKinsey détient là encore un léger avantage grâce à son réseau d’anciens. De fait, son statut de plus gros cabinet, lui garantit le plus large réseau d’anciens consultants. Le cabinet se place également en première position en dynamique de réseau : il confère à ses anciens des outils, des contacts et des bases de données… Le réseau du BCG a quant à lui une activité convenable, tandis que Bain a encore des efforts à faire en la matière. Bain dépasse néanmoins ses concurrents en matière de qualité du réseau de ses anciens. La culture est telle au sein du cabinet, que les affinités sont indéniables entre les anciens. À titre d’exemple, si un ex-McKinsey vous propose un rendez-vous téléphonique de 10 minutes pour vous parler des opportunités d’emploi chez Google après le conseil, un ex-Bain vous invitera à lui rendre visite dans ses locaux, et vous présentera à son équipe.

6- La culture

Les cultures d’entreprises de ces cabinets sont évidemment différentes. Souvent, le choix des candidats qui obtiennent des offres dans plusieurs des cabinets top tier est finalement déterminé par la culture du cabinet. Les consultants de McKinsey sont intelligents, ont un esprit commercial très développé. Ils sont formés pour trouver une solution à un problème avec une méthode précise. Donc, quel que soit le bureau auquel vous êtes rattaché, ou le grade vous avez, vous pourrez compter sur la méthode McKinsey. Le cabinet lui-même est structuré et formel, et tout, de la posture des consultants à leur tenue vestimentaire, reflète l’état d’esprit McKinsey. Le cabinet est connu pour son histoire axée sur les relations client de longue date, et ses publications encore plus longues.

Les consultants du BCG sont créatifs, innovants et dans les grades supérieurs, sont leaders dans leur secteur. BCG accorde autant d’importance au travail d’équipe qu’à la contribution individuelle dans les projets, et anticipe bien les tendances du business et de l’économie en général.

Camaraderie, connectivité et conviction caractérisent la culture chez Bain, où la culture du bureau local est forte et l’accent est mis sur le travail en équipe. Considéré comme le cabinet le plus convivial parmi le top tier, les consultants de Bain savent apprécier une bière au bureau le vendredi soir. Cet environnement au sein duquel travail et plaisir sont associés est un argument très important pour les nouvelles recrues. En matière de recrutement, Bain bat souvent le BCG grâce à sa culture d’entreprise, mais perd face à McKinsey en matière de prestige et de renommée. Les équipes de Bain comportent plus d’analystes que celles de McKinsey ou du BCG. Dans les équipes standards de McKinsey ou du BCG, il y a généralement un analyste. Une équipe de Bain, en revanche, comportera deux analystes et moins de consultants de séniorité supérieure. Ce qui signifie sans doute que vous aurez plus de responsabilités et plus rapidement chez Bain et vous jouerez un plus grand rôle dans le succès de la mission.

7- La rémunération

La rémunération dans les cabinets top tier est à peu près équivalente : environ 70 k$ pour un nouveau diplômé qui rejoint le cabinet à plein temps et 135 k$ pour des MBA. Primes à la signature du contrat, remboursement des frais de déménagement, retraites, participation aux bénéfices, et avantages certains (sécurité sociale, abonnements dans des clubs/hôtels…) font également partie de l’offre. McKinsey est souvent le premier cabinet à augmenter ses salaires. Le cabinet fixe un niveau de salaire que Bain et le BCG sont forcés de suivre dans un second temps. Pourquoi est-ce McKinsey qui fixe le niveau de salaire des consultants ? Il y a deux raisons:

  • McKinsey recrute des candidats à très haut potentiel, qui décrochent sans doute en parallèle des entretiens avec d’autres entreprises qui ont de grandes chances de leur faire une offre alléchante. McKinsey propose donc les meilleurs salaires pour attirer les candidats les plus brillants du marché.
  • McKinsey est non seulement en concurrence avec BCG et Bain, mais aussi avec des acteurs majeurs dans des industries qui sont également intéressés par le prestige tel que le secteur de la banque/assurance. Les diplômés des grandes écoles ont de multiples possibilités d’embauche dans des secteurs divers : finance d’entreprise, private equity, capital-risque, droit des affaires… Pour attirer et retenir les meilleurs talents, McKinsey est donc prêt à mettre la main à la poche.

8- Étendue de l’expérience acquise

Sans surprise, nous retrouvons McKinsey en tête des cabinets top tier en matière d’expérience acquise suite à une carrière au sein du cabinet. Ils sont les plus anciens, ont le plus grand nombre de consultants, et leur portée est la plus significative. Parmi les anciens consultants de McKinsey, une douzaine a écrit des best-sellers et une centaine d’entre eux dirigent aujourd’hui des entreprises. Pour convaincre un client, McKinsey est capable de citer dix exemples de missions similaires menées par le passé.

Bain peut quant à lui compter sur sa persévérance pour gagner des clients. Bien qu’il ne possède pas les décennies d’expérience de ses concurrents, le cabinet a plus d’un tour dans son sac. Bain cède beaucoup plus de travaux relatifs au processus commercial que McKinsey et BCG, comptant sur des prouesses quantitatives, et sur l’envie de se surpasser. À titre d’exemple, un consultant senior chez Bain va céder à son client une phase préliminaire de son travail qui lui aurait pris un mois, tactique qui impressionne souvent les clients.

La force commerciale du BCG se situe quelque part entre ses deux concurrents. Il n’est pas McKinsey car il n’imagine pas d’approche personnalisée, et se distingue de Bain puisqu’il dispose d’une portée étendue et mondiale et d’une expérience significative. Son approche consiste à « se retrousser les manches » et à proposer des solutions adaptées à ses clients.

9- La progression de carrière

En apparence, la progression de carrière des cabinets top tier est simple : « up or out ». Vous travaillez deux ans, et vous décidez si vous restez, ou si vous partez. Cependant, en vous penchant davantage sur la question, vous vous rendez compte de quelques pratiques intéressantes, qui rendent ces cabinets singuliers et attractifs à leur manière.

Par exemple, Bain octroie un congé sabbatique de six mois pendant la carrière d’un consultant. Après avoir travaillé deux ans, les consultants ont l’opportunité de démarrer une activité totalement nouvelle : ils ont la possibilité de travailler dans l’organisation à but non lucratif de Bain, Bridgespan, de travailler dans un bureau à l’étranger, ou de travailler dans une entreprise autre que Bain.

Le BCG offre un programme unique destiné à récompenser et retenir ses consultants les plus talentueux comme « the strategy institute » (un projet international mené en équipe qui développe une vision à long terme des avantages compétitifs et stratégiques), ou le « BCG Fellows Program » qui donne carte blanche aux consultants seniors pour travailler sur le projet de leur choix, et leur attribue une équipe et un budget défini.

McKinsey a quant à lui deux programmes : l’un consacré à des sujets d’expertise, et un plus généraliste et transfère ses consultants au sein de practices spécifiques telles que la practice logistique, ou la practice ressources humaines. Puisque McKinsey recrute des candidats dans des domaines d’expertise précis, il considère des candidatures atypiques qui n’ont pas suivi de parcours classique pour entrer dans un cabinet de conseil en stratégie. Si votre candidature sort des sentiers battus, vous avez plus de chances d’être repéré par McKinsey que par le BCG ou Bain.

BCG procède de la même manière : il transfère des consultants dans des practices spécialisées bien plus tôt que Bain, qui lui attend que les consultants atteignent le grade d’associé, ou d’associé senior avant de leur assigner une spécialisation. Bain tente aujourd’hui de spécialiser ses consultants plus tôt, mais reste toujours décalé de deux à cinq ans par rapport à ses concurrents.

Qu’est-ce que cela signifie pour vous ? En tant que consultant de Bain, vous travaillez dans des industries diverses beaucoup plus longtemps que si vous étiez au BCG ou chez McKinsey, au sein desquels une spécialisation et un domaine d’expertise vous sont attribués.

Enfin, puisque les grades au sein des cabinets top tier sont souvent source de confusion, nous les avons récapitulé ci-dessous :

  • Chez McKinsey, les jeunes diplômés sont embauchés en tant que « business analyst » et les MBA en tant « qu’associate ».
  • Chez Bain, les jeunes diplômés sont des « associate consultant » et les MBA des «consultant ».
  • Au BCG, les jeunes diplômés ont le grade « d’associate » tandis que les MBA ont celui de « consultant ».

Traduction d'un article de managementconsulted.com par Consultor, portail du conseil en stratégie- 01/07/2013

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